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 Emma Oneglia

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Emma Oneglia avatar
Subalterne
Obéissant soldat
Messages : 524
Date d'inscription : 02/03/2013
Talent : Se foutre les deux pieds dans le plat.

Passeport mafieux
Vitalité:
246/246  (246/246)
Armes: Un 9 mm
Anneaux: Rang D
MessageSujet: Emma Oneglia   Lun 4 Mar - 18:15

» La mort

ou l'ennui ? «

Prudence, prudence.
Oneglia Emma

Informations

Nom : Oneglia
Prénom(s) : Emmanuela pour les intimes, Emma pour les autres.
Âge : 18 ans / 28 ans.
Sexe : Pourquoi pas.
(Féminin)
Orientation sexuelle : Demande-lui, pour voir.
Nationalité : Italienne
Groupe : Millefiore
Armes : Un 9mm tout pourri, vieux, lourd, mal foutu et capricieux. Et puis, un sniper de bonne qualité.
Flamme(s) : Tempête
Boîte(s) : Emma possède une boîte-animal qui renferme son « Lama di Tempesta » prénommé Kamel (allez savoir pourquoi...). Emma n’a pas encore compris en quoi il pourrait lui être utile mais ça va bientôt venir. Enfin, peut-être. C’est même pas dit d’ailleurs...
Techniques de combat : Viser et tirer. Fuir, à l'occasion.
With Original Character
from Sawasawa


Where is my mind ?




» Des bleus à l’âme (18 y.o)

Emma, c’est une fille solitaire qui avance de traviole dans le monde, dans des godasses mal lacées qui lui font mal aux pieds. Dans un monde dans lequel elle ne trouve aucun sens, Emma joue les équilibristes, elle qui a le vertige. Elle n'hésite pas à mettre sa vie en péril, vogue de gouffre en gouffre, narguant sans cesse le danger. Elle s’y brûle souvent les doigts, s’y consume même parfois. Tant pis - ou tant mieux - si c'est douloureux : il n'y a que dans le danger qu'elle se sent vivante. C'est malsain, mais c'est sa façon à elle de combler le vide de son existence.

Courageuse et obstinée, Emma lutte contre elle-même et contre le monde entier s'il le faut. Elle se débat pour ne pas s’écrouler pour de bon. Et quand son monde bascule, elle encaisse. Elle serre les dents à s’en flinguer la mâchoire et s’agrippe à ce qu’elle peut. Elle en chie, en retire des sacrés bleus, mais s’en sort toujours. Et si c’est vrai que la remontée est parfois difficile, Emma s’en accommode. Elle n’en est plus à une égratignure près. De toute manière, la douleur ne sera jamais aussi violente que celle qui la gifle à la sortie du ravin, lorsqu'elle se rend compte que rien ne l'attend en-haut. Que malgré tous ses efforts, le monde continue de tourner sans elle. C'est pourquoi Emma réenfile toujours ses godasses d’équilibriste et retourne se balancer au-dessus du vide. Il ne lui reste que ça.
Peut-être qu'un jour, elle se lassera et s'y laissera tomber. Sûrement. En attendant, elle avance la tête haute. Parce qu'Emma est fière et veut prouver au monde entier qu’il aura beau se déchaîner contre elle, il ne sera jamais assez grand pour l’écraser.

Étranglée par le passé, Emma se laisse bercer par les regrets et la solitude. Elle se fige derrière une façade taillée dans la condescendance et griffe tout ce qui est trop proche, convaincue que la meilleure défense demeure l’attaque. Prudente, presque paranoïaque, elle considère toute nouveauté comme une ennemie. Alors, forcément, elle se débat contre le monde entier et n’hésite pas à mordre, même lorsqu'elle ne devrait pas. Mais elle a trop peur de perdre pour oser vouloir gagner. Alors elle continue, encore et encore, à se démener contre tout ce qui l'entoure. En réaction totale avec son environnement, elle rejette tout ce qui est trop proche et tout ce qui est trop loin. Parce qu’Emma, c’est une gamine écorchée à vif, qu'un rien terrifie.

Si le tableau dépeint est sombre, il y a quand même quelques éclats de lumières. Sous l’immense forteresse qu’elle érige pour se protéger d'elle-même, on peut entrevoir une jeune femme douce et loyale, prête à croire aux lendemains pour peu qu'on lui laisse le temps de respirer. On pourrait également découvrir une fille d'une gentillesse écrasante et aux rires faciles. Alors si, malgré ses coups de dents, ses mouvements de recul et sa prudence, tu lui laisses de l'air et parviens à obtenir sa sympathie, tu découvriras la vraie Emma, la femme aux rêves démesurés qui n'attend que de délaisser ses chaussures d'équilibriste.


» Take flight (28 y.o)

Bien mieux dans sa peau, Emma a délaissé ses chaussures d’équilibriste pour chausser des bottines bien plus solides. Elle trottine dans le monde, plus confiante, sans trop s’attarder au passé. Elle tente de vivre au jour le jour et de profiter comme elle peut des petits instants. Le passé ne mène plus la danse et, même si parfois il se ramène chez elle et lui fout une sacrée trouille, Emma a appris à ne plus s’effondrer face à lui. Ces jours-là, elle retire ses bottines et s’arrête dans le premier bar venu. Là, elle boit quelques verres et oublie. Certains soirs, elle se laisse même aller jusqu'à l'amour. Mais ses histoires sont toujours jetables, dépassent rarement une nuit. Car Emma vit de prudence et ne s’autorise pas à s’attacher trop fortement. Comme la gamine apeurée qu’elle demeure malgré les années, Emma entretient l’angoisse de tout perdre. Alors, par peur d'être abandonnée, elle préfère renoncer et se contente de petits riens, convaincue qu’elle ne peut obtenir mieux.

Humble par dépit, Emma traverse désormais la vie sur la pointe des pieds, sans faire de vagues. Elle n’a plus peur de chavirer et avance à son rythme, sans se bousculer. Bien plus posée, bien moins idéaliste, Emma s’est fait à l’idée que le monde n’est pas rose. Qu’il est plutôt jaune-pisse en fait.


Tell me who's the prettiest ?


– Banale (18 y.o)

Banale. Ce mot se suffit à lui-même. On pourrait même s’arrêter là, se dire qu’emballé, c’est pesé. Car franchement, Emma n’est ni un canon, ni même un laidron. Elle est juste banale. Certainement créée par un Créateur à court d’idées, l’Italienne ne possède rien qui attire l’œil : comme des milliers de latines, sa peau est mate et ses cheveux bruns s’emmêlent sur ses épaules dans un franc bordel. Ni trop grande, ni trop petite, Emma est d’une banalité affligeante. Seuls ses yeux, -ou sa poitrine, selon la hauteur de votre regard- suscitent un tant soit peu d’intérêt. D’un brun foncé, presque noir, son regard possède une jolie profondeur. Pour cela, il faut admettre que le Créateur –ou qu’importe comment vous l’appelez- s’est foulé un p’tit peu. Par contre, pour le reste, faut oublier. Ce jour-là, il n’avait pas envie de bosser. Alors pour le coup, oublie les yeux qui laissent transparaître les sentiments ou autres conneries de cet ordre. Oublie aussi le regard qui fait chavirer le cœur en une seconde. Leur intérêt s’arrête à leur profondeur, c’est tout.

Oublie aussi un charme légendaire qui se cacherait, comme par hasard, derrière un sourire. J’vais pas te raconter de cracks : si elle te sourit, tu ne vas pas avoir d’illumination, ni même te faire ensorceler à en oublier ton prénom. Au mieux, tu te demanderas ce qui la fait sourire comme ça ; si c'est parce que tu as de la salade coincée entre les dents, ou si c'est simplement parce qu'elle est heureuse. Bref, pas de quoi te renverser. Par contre, si t'es vraiment attentif, tu remarqueras peut-être son pas léger presque dansant. Mais c’est tout. Dans sa silhouette, tu ne trouveras pas d’étincelles, ni même la promesse d'un amour éternel. Y'aura rien de toutes ces conneries. C’est comme ça.


– Toujours ban-c-ale (28 y.o)

Banale, encore et toujours. Pas de piercing, pas de cheveux colorés, pas même d’oreilles percées, la jeune femme transpire la normalité. Cependant, Emma se met désormais bien plus en valeur. Elle se maquille discrètement, mascara et eyeliner, et porte une attention particulière à ses tenues. Finis les camaïeux de noir, la latine porte désormais des couleurs. La fille un peu garçonne s’est éclipsée face à la jeune femme qui aime jouer. Les cheveux courts mal coiffés ont été remplacés par des cheveux mi-longs bien entretenus, les vieux pantalons troués par des tenues légères. Et y’a pas photo, ça la transforme complètement. Ses traits fins sont enfin mis en valeur, son regard sombre révèle enfin tout de sa profondeur et sa silhouette paraît plus finement découpée. Alors non, Emma n'est toujours pas un canon, mais elle dégage un certain charme. Et c'est sûrement ça qui arrête le regard de certain(e)s.

Si la banalité continue de la caractériser, Emma ne s’y contraint plus complètement. Sur l’intérieur de son bras gauche, on peut apprécier un tatouage qui s’étend du coude jusqu'au poignet. Cette fois, pas de couleurs, pas de trucs tendances : juste du noir. Peut-être que c’est pour passer inaperçu, pour éviter que ça jure trop avec son côté rangé. Qu’importe, l’important est dans son esthétique. Emma a dessiné ce tatouage pour qu’il soit éternellement incomplet. Pourquoi ? Tu n'as qu'à lui demander. Je ne vais pas tout te dire, non plus.


Tell me your [un]pleasant story


Née dans un village perché dans les montagnes siciliennes, Emma a une enfance très douce. Elle fut ponctuée de petites joies, de découvertes grandioses et de jeux insouciants avec ses frères. Bien sûr, il y eut parfois un peu de moche, comme ces longs dimanches à passer sur les bancs de l’église avec ses grands-parents, ou encore les absences interminables de son père. Mais, du côté de Castellamare, il fait toujours beau ; alors on saute sur son vélo, on va manger une glace sur la plage avec ses frères et on oublie vite.

Sauf que l’on finit par vieillir et une glace ne suffit plus pour oublier les petites contrariétés. Les peines deviennent plus grosses, les moyens pour les atténuer moins nombreux. Et les déceptions plus nombreuses. Emma ne se souvient plus exactement du jour où elle a compris les liens de sa famille avec la mafia. Elle, comme tous les gosses de la région, croyait que ces histoires de mafia n’existaient que pour effrayer les gamins et les obliger à écouter leur mère. Mais lorsqu’elle a trouvé le flingue de son père dans son bureau, elle fut bien forcée de reconnaitre la réalité sicilienne. Tout comme elle fut bien obligée de la côtoyer lorsqu’un beau matin, elle vit son père rentrer les mains tâchées de sang.

Elle s’y serait peut-être habituée si la transition n’avait pas été si chaotique. Si à neuf ans, on ne lui avait pas annoncé que son père ne rentrerait plus jamais à la maison. Si elle n’avait pas réalisé immédiatement la portée de ce « plus jamais », elle a sûrement compris, ce jour-là, ce qu’était réellement la mafia. Non, définitivement, ce n’était pas un conte, ni même des histoires vaseuses pour effrayer les gamins. C’était son père mort, deux balles dans la tête.

L’enterrement se fit rapidement, sans fioritures. Emma se souvient vaguement de quelques détails, comme ces gueules cassées par le chagrin, ou encore le soleil de plomb, incapable de faire fondre le cœur transi de son frère aîné. Enzo avait quinze ans et avait encaissé l’évènement de plein fouet. Sa rage transcendait les éléments, allant jusqu’à se faire une place dans le cœur de sa sœur. Celle-ci les rongea lentement, sûrement, et s’installa confortablement dans le vide qu’avait laissé leur père. Mais, comme la mer de Sicile efface les pires récifs et aplanit les surfaces les plus cassées, les gamins Oneglia, à vifs, ont eux aussi fini par cicatriser.

Les jours ont passé et les gamins ont grandi. Leurs problèmes aussi. Pour régler certaines factures de fin de mois, Enzo fut obligé d’accepter un emploi en ville. Puis des dettes, soi-disant contractées par leur père, surgirent de nulle part. Enzo n’eut pas d’autre choix que d’abandonner ses études et de s’enrôler dans la famille locale pour payer ses dettes. C'était le seul moyen, avait-il dit. Et si Emma n’avait pas été si déçue par son frère, si elle avait essayé de comprendre ses gestes, peut-être aurait-elle saisi qu’il n’avait pas eu le choix. Parce que la mafia ne laisse jamais le choix. Mais elle s’était entêtée à lui en vouloir, à ne pas lui pardonner. Et sans attendre, elle sauta à pieds joints dans les comportements dangereux, avec cette satisfaction malsaine de voir souffrir sa famille autant qu'elle.

Le trois avril, la famille se rassemblait pour fêter le vingt-et-unième anniversaires d’Enzo. Emma avait choisi de manquer cet évènement, préférant fumer un joint avec son copain de l’époque. Elle avait seize ans et s'acharnait à profiter de la vie dans ses aspects les plus violents. Elle n'avait qu'une vie et elle le savait. Sans rien calculer, elle se plaisait à aimer, jouer, danser. Alors ce jour-là, elle choisit l'herbe plutôt que son frère. Et comme souvent, elle revint complètement déchirée chez elle.
La descente fut brutale. Elle traversait le jardin pour rejoindre la maison familiale, slalomant entre les oliviers, quand elle entendit plusieurs coups de feu. Effrayée, elle s'était d'abord figée puis avait détalé chez ses grands-parents.

Laisse-moi deviner. Tu t’en veux encore, hein Emma ? Tu t’en veux d’avoir été si lâche, n’est-ce pas ? De ne pas être entrée, de ne pas avoir descendu ces enfoirés, un à un, quitte à être buttée à ton tour ? Tu t’en veux ; ça te bousille. Mais quoique tu fasses, que tu te défonces la gueule ou que tu multiplies les tentatives pour te mettre en danger, tu sais quoi Emma ? Rien ne changera ; ils seront toujours morts et toi, toujours en vie. Et c’est ça qui te brise en morceaux. Parce que ce jour-là, tu es restée cachée dans les bras de ta grand-mère, bien à l’abri, bien au chaud, alors que ta famille se vidait de son sang sur le carrelage de la cuisine. Tu es restée tapie, comme une bête effrayée, alors que ton grand-père prenait les armes pour aller constater les dégâts. Tu es restée effondrée sur ta chaise, alors qu’ils revenaient avec son flingue. Celui qu’il avait donné à son fils, ton père, puis à ton frère. Et qui te revenait désormais.

Je ne saurais jamais décrire le déchirement qu’a subi l’esprit d’Emma. En quelques secondes, tout s’est brisé en petit morceaux, en cristaux minuscules, presque trop émincés pour être recollés.
Mais, à force de patience et de méthode, elle réussit à les récoler, les uns après les autres. Ça a pris du temps, des larmes et de la sueur, mais elle s'est reconstruite. Et même si elle a jeté certains morceaux trop endommagés, comme les bouts de pardon ou d’innocence, elle s'est relevée. Plus déterminée que jamais à liquider tous les mafieux sur son passage.

Sans traîner, elle apprit à tirer et s'illustra très rapidement par sa précision. C'est pourquoi à dix-sept ans son grand-père lui remit sa seconde arme : un sniper. Rapidement mis au parfum, les Millefiore l’approchèrent. Ils lui apprirent que son frère avait laissé des dettes : il fallait qu’elle les rembourse. Elle ne chercha pas à discuter. Elle connaissait déjà le refrain. Avec la mafia, on n’a jamais le choix.

Alors elle signa. Alors elle devint soldat. Mais attends un peu que ce soit le moment. Attends un peu et tu verras. Elle l'attend depuis si longtemps, ce foutu moment. Cet instant où elle pourra tout foutre à sang. Ce moment où elle les fera tous sauter.


Derrière l'écran

Prénom ou Pseudo : Emma ; Robe-In ; Emma-Couille.
Âge (facultatif) : 25.
Que pensez-vous du forum ? Bien monté.
Sexe : Yup, toujours ok.
Où avez-vous connu le forum ? V1.
Niveau Rp : Dans la moyenne, je suppose.

Fiche par Arrogant Mischief


Dernière édition par Emma Oneglia le Sam 19 Aoû - 17:37, édité 89 fois
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Superbi Squalo avatar
Administrateur
Vilain persécuteur
Messages : 1521
Date d'inscription : 08/11/2012
Talent : Épéiste professionnel

Passeport mafieux
Vitalité:
310/310  (310/310)
Armes: Lame avec cristaux explosifs
Anneaux: Rang S
MessageSujet: Re: Emma Oneglia   Lun 4 Mar - 19:05

Fiche parfaite, je te valide sans soucis. J'aime bien ton animal de boite aussi (et son nom, I GOT DAT REFERENCE !), parce que les lamas c'est cool.

Tu es officiellement mafieux !
Tout d'abord, bienvenue sur K. Hitman Reborn. Je ne parle pas des formalités comme le règlement ou le contexte puisque tu les as déjà lus avant de faire ta fiche. Par contre, je ne sais pas si tu as activé ta feuille de personnage et si tu as rempli les champs de ton profil. Ce serait vraiment bien que tu le fasses si ce n'est pas encore le cas. Va faire un tour par ici pour recenser ton avatar, c'est important. Ensuite, tu pourras ouvrir un Journal de Rp et un Carnet de liens qui te permettrons de tout bien organiser. Et lorsque tu seras prêt à te lancer pour de bon dans l'aventure, tu pourras poster ta demande de Rp. Bon jeu, amuse toi bien !


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Emma Oneglia

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