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 « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】

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MessageSujet: « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】   Mar 11 Avr - 14:54






Qu'est-ce qui s'était encore passé dans sa petite tête d'alcoolique? Sérieusement, cette femme avait toujours eu des problèmes d'alcool, mais là c'était vraiment de pire en pire. À croire que ses vacances la rendaient stupide et encore plus alcoolique... Enfin si c'était possible.

Le début de cette histoire débute réellement, il y a quelques semaines. La jeune femme avait désormais 28 ans, et pour fêter son vingt-huitième anniversaire, elle avait décidé de partir seule à l'aventure. Certains penseraient qu'elle voyagerait dans les pays chauds pour se dorer la peau au soleil, pourtant ses amis les plus proches, savaient pertinemment que la jeune femme était plutôt penchée sur un bar, quelque part dans le monde, à commander un cocktail au nom étrange.

Ce n'était pas sa faute si l'appelle d'un bar était bien plus fort que l'appelle du soleil, et puis sa peau blanche ne supporter pas vraiment les rayons du soleil, elle se foutait royalement être le remake de blanche neige avec les cheveux roses et l'accent russe prononcé.

Cette histoire aurait pu être courte et ennuyante, raconter la vie de jeune boss des Iolkine sillonnant le monde pour picoler n'était pas très intéressante en somme, mais une rencontre bien étrange coupa court à ce récit barbant. C'était un vendredi en Espagne. Un petit village, avec un bar au bord de la mer et la jeune femme releva son visage du comptoir, pour remarquer qu'en fait, elle n'était plus dans le même bar. C'était dur à comprendre, mais, pendant sa longue journée de beuverie, elle avait quitté le soleil et la plage pour aller en Irlande. Enfermée dans un bar plus qu'attrayant, elle regarda autour d'elle essayant de se rappeler, comment elle avait fini ici.

Elle se souvenait du beau barman à la peau bronzée, son tatouage, et l'alcool au goût étrangement sucré, et puis la voilà avec un manteau, à côté d'une fille qui venait de gerber sur un barman pas très sexy a l'accent québécois bien sale.Bon, elle venait d'apprendre qu'aujourd'hui c'était samedi. Sirotant un alcool qui trainait dans son verre, elle tourna sur sa chaise regardant les serveurs s'activant à disposer correctement les tables. Ce fut alors là qu'un serveur arriva vers elle.

« Madame, on va fermer... »

Il était tôt, trop tôt pour elle, c'était quoi ces bars à deux balles qui fermé aussi tôt dans un pays si froid? Bon ce pays n'était pas si froid que cela, mais elle se souvenait parfaitement bien du soleil chaud, et là, il commençait à pleuvoir. Elle quitta donc le bar, et avec un peu de mal, le jeune boss traversa entrant dans un second, bien différent. Y'avait des filles, encore des filles, et que des filles. Au moins, elle ne serait pas ennuyée par un gorille lorsqu'elle serait en tête à tête avec un beau verre de vodka. À peine arrivé au bar, qu'on lui tendit une feuille. Levant un sourcil, Irumi regarda la jeune femme qui tenait le bar, posant une question d'un simple regard. Après une telle cuite, elle ne se sentait pas d'ouvrir la bouche pour le moment.

« Vous n'êtes pas là pour le speed dating? C'est soirée rencontre ce soir au pub, la boisson est offerte aux participantes de moins de 25 ans.  »

Bon, elle n'avait plus vraiment 25 ans, mais mentir sur son âge, elle s'en foutait, c'était la boisson qui l’intéressait, aussi, elle attrapa le petit papier, inscrivant alors un faux nom, ainsi qu'un âge des plus ridicules. La voilà, la charmante Ambre, 24 ans, étudiante en archéologie et inscrite avec le numéro 6. Avec un léger sourire amusait, elle marcha, toujours avec un peu de mal, en direction du coin fauteuil, attendant sagement que le jeu ne commence réellement.

Un petit bruit de sonnettes indiqua que les participantes devaient s'installer sur les tables, suivant leurs numéros.  Posant son popotin sur le petit fauteuil, son premier geste fut d’engloutir le verre de mojitos fraîchement offert, avant de poser son regard bleuté sur la silhouette qui s'approcha de cette table.








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MessageSujet: Re: « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】   Mar 11 Avr - 21:58

Jamais au grand jamais, tu aurais imaginé que l’Italie puisse te manquer autant. Tu te les pèles, t’as l’impression que tes doigts vont geler et tomber. La prochaine fois, c’est mort, tu refuses les missions qui se déroulent à plus de cinq cent kilomètres au nord de la Sicile. C'est insupportable, ce froid. Pas de doute, tes collègues ont dû voir l’embrouille arriver et ont vite fait de te refiler cette mission pourrie. Car en plus de te taper un temps de merde, tu dois passer tes journées dans les rues, à attendre qu’un informateur Millefiore se pointe. Tu ne sais même pas à quoi il ressemble. La seule indication qu'on t'a filé est que tu dois porter un imper’ jaune, acheté dans une boutique du coin. Ce que tu as fait. C’est d’ailleurs ce que tu portes pour le moment, assise sur la fontaine de la place centrale. Tes godasses sont trempées et tu sens déjà le rhume arriver. Vraiment, la pluie glaciale, tu ne l’as vu arriver. En préparant tes valises, tu avais pensé aux contes et légendes de ce foutu pays, aux falaises à t’en foutre le vertige, à l'océan, bref, à tous les attrapes-couillons destinés aux touristes, mais pas à caser deux-trois pulls. Pour le coup, tu t’en veux. Heureusement, la pluie finit enfin de tomber et tu peux reprendre ton boulot. Sans te presser, tu te penches vers ton étui à violon. Pour cette mission, il est ta couverture. Rien de mieux que de jouer dans la rue pour évaluer tout ce qui se passe. Et rien de mieux qu’un étui à violon pour déposer discrètement des informations secrètes.

La mentonnière fixée, tu montes sur le rebord de la fontaine et tu commences à jouer des morceaux faciles, histoire de t’échauffer un peu les doigts. Ils sont tellement froids que tu as dû mal à les bouger. Pour le coup, t’as l’impression de jouer avec tes pieds. Quelle idée de vivre dans un tel pays, bordel ; même au printemps, tu ne peux même pas t’éclater à jouer dehors. Quel gâchis, sérieux.

Après une bonne minute à insulter – mentalement – ce foutu pays, tes doigts retrouvent enfin leur rapidité ordinaire et tu peux commencer à jouer des trucs plus classiques. Ça marche toujours avec le public, ce genre de trucs. Les gens ont toujours l’impression que c’est ultra compliqué, que t’as dû bosser dessus comme une forcenée avant que cela donne un joli résultat. C’est un peu le cas, faut pas se mentir. Mais ça fait aussi 15 ans que tu joues ces morceaux. Pas étonnant que tu les connaisses du bout des doigts et que tu les arranges à ta sauce. Et les gens ont l’air d’apprécier, parce qu’il y en a quelques-uns qui enlèvent leurs écouteurs, certains qui s’arrêtent et d’autres qui viennent jeter quelques pièces dans ton étui. Tu joues comme ça, une dizaine de minutes puis, lassée du classique, tu fais intervenir le public. Tu leur demandes leur chanson préférée et, si tu la connais, tu la joues. C’est ainsi que tu te mets à jouer du Metallica au beau milieu de cette ville paumée. Le pire, c’est que malgré toutes tes insultes sur ce que tu vois de l’Irlande, tu ne peux t’empêcher d’apprécier ce moment. Et ça se ressent sûrement, parce qu’il a toujours plus de monde qui vient t’écouter.

Du coin de l’œil, tu observes les gens qui t’écoutent jouer. Puis tu prends une pause de quelques secondes. Pour le coup, tu prendrais bien un bon whisky. Quitte à être en Irlande, autant en profiter. Tu effaces vite cette envie lorsque tu captes l’heure affichée sur le clocher de l’église. Il est 18 heures. Il ne devrait pas tarder maintenant. Alors tu replaces ton violon et écoutes la demande de la petite fille assise à côté de toi. Elle aimerait que tu joues un thème du dessin animé La Reine des Neiges. T’essaies de ne pas sourire, de te rappeler que tu n’aimes pas les gosses, malgré ce que peuvent bien t'assurer tes putains d’hormones, puis tu te penches vers la petite et lui avoues que tu ne connais pas ce film. Elle ne se démonte pas, elle demande autre chose et tu t’empresses à frottouiller tes cordes. Pendant ce temps, tu observes attentivement les gens qui déposent pièces et billets dans ton étui. Tu remarques rapidement un homme qui dépose, en même temps qu’un billet, un bout de papier. Tu n’aperçois pas son visage, il est trop bien caché par un imper’ qui monte jusqu’au nez et une capuche qui recouvre la moitié de ses yeux. Fais chier. Tu pourras pas tenter de le retrouver pour lui botter le cul.

Il n’empêche que maintenant que tu as eu ce que tu voulais, tu peux te barrer. Sans prolonger davantage ton petit jeu, tu conclus ton morceau et tu ranges ton matos. Les gens viennent te parler et comme c’est le genre de trucs que tu détestes, tu les rejettes en douceur, et t’enfuis vers les rues de la ville. Tu repenses au whisky que tu peux te payer grâce aux dons de ces gens, ce qui suffit à t’arrêter dans le premier bar venu. Et là, t’es un peu surprise. Déjà, parce que tu t’attendais à ce que tous les bars irlandais soient du genre taverne. Du coup, quand tu entres et que tu vois que c'est un truc style lounge , t’es déçue. Mais l’appel de la picole est trop forte; surtout qu’on vient te dire, à l’instant où tu ouvres ton imper’ , que ce soir c’est alcool gratuit pour les filles. Ça va être une bonne soirée, c'est certain.

Après, c’est vrai que tu ne comprends pas pourquoi on te refile un numéro, le neuf. En même temps, la gonzesse parlait trop vite, t’as rien bité. Tant pis, tu le prends et le balances dans un coin de tes poches. Peut-être qu’il y a un tirage au sort pour une bouteille ? Tu souris; t’espères sincèrement que ce soit ça. Tu ne peux pas être en Irlande et ne pas te saouler au moins une fois la gueule comme il faut. C’est donc avec cet élan que tu t’assoies sur un fauteuil, dans le coin de la salle, bien pénard. Et puis tu remarques qu’il y a que des gonzesses. Attends. C’est quand même pas un bar à striptease pour filles ? Cette pensée te fait grimacer, mais tu te reprends vite : t’es prête à le supporter, du moment que les boissons sont offertes. Et pas juste les cocktails. Non, les trucs qui retournent bien la tronche, ceux qui te feront oublier que t'es entrain de regarder des gars entrain de jouer avec leur engin.

En fait, tu aurais préféré un bar à striptease. Une sonnette retentit et tu comprends rapidement qu’en fait, tu es au beau milieu d’un évènement de speed-dating. Oups. T’allais te lever pour te barrer de là, illico presto, mais ton verre te rappelle à l’ordre. Tu ne peux pas partir sans le terminer. « Merde… ». Tant pis, t’y vas. Juste le temps de finir ton verre de pinard. Sans te presser, tu t’avances vers la table qui t’as été attribuée et jettes un regard à la fameuse n*6. Elle est bonne, putain. Sérieux, comment t’as eu trop de chance. Si t’étais aux femmes, tu te la taperais sans problème. Mais c'est pas le cas, alors tu laisses de côté ces réflexions à la con et tu t’assoies face à la jeune femme. T’oublies de sourire, parce que sérieux, c’est pas trop ton genre. Par contre, tu ne zappes pas de plonger ton regard dans le sien et de lui balancer, sans fioritures :

« J’te le dis direct : j’uis là seulement pour le pinard gratos »

Ton anglais est pourri, mais tu t’en fous : tu désignes ton verre, du bout du menton, histoire d’illustrer tes propos. Et maintenant que tu as le regard posé sur lui, ce salopard te fait de l’œil. Du coup, tu bois une gorgée. Bon dieu ce que ça fait du bien. Sans rire, il  est pas mauvais, leur truc. Ça te donne encore plus envie d’en profiter. Te vient alors une idée débile, celle de proposer à la jeune femme de devant un jeu à la con, celui du ni oui ni non. Et puis comme t’as rien mangé de la journée, que l’alcool fait déjà effet, ton esprit oublie de t'arrêter et tu te penches vers la demoiselle de devant.

« Vu que je suis là seulement pour glander, ça te tente de jouer à ni oui ni non ? On s’pose des questions et si l'un de nous répond par un ‘’oui’’ ou un ‘’non’’, il boit. Par contre, si l'un de nous arrive à esquiver ces mots, c’est l'autre qui boit. Alors, ça te dit ? »

Franchement, t'espères que oui. Sinon, tu risques de bien te faire chier. Au moins, ce qui te console, c'est que ton verre sera toujours là.
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MessageSujet: Re: « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】   Jeu 13 Avr - 21:03







C'était étrange, voire magique. Cette chose n'était pas normale, si bien qu'Irumi ne put que regardait d'un air interloquer son verre qui, en quelques secondes, c'était retrouver vide. Elle ne se souvenait même plus, qu'elle avait englouti d'un trait le petit cocktail. Après un soupir, elle fit signe au serveur de rapporter quelque chose de plus intéressant, un whisky, ou un bourbon. À peine la demande faite, qu'une jeune femme s'installa à sa table. À en voir cette dernière, car oui Irumi avait scruté chaque faits et gestes, elle n'était pas du coin.

Entendre ce mauvais accent prouvait bien que la jeune femme n'était pas d'ici, au moins, elles avaient cela en commun. Second point intéressant, l'inconnu était, tout comme notre chère Irumi, venue seulement pour les boissons gratuites. Être Boss d'une famille mafieuse faisait que l'on vivait plus que bien, mais entendre le mot gratuit était toujours intéressant. Enfant pauvre, ce mot l'avait toujours enchanté, si bien, que malgré ses presque 30 ans, elle accourait toujours lorsqu'une chose était gratuite.

Et puis merde, on refusait jamais un verre. Tapotant la table avec son ongle, elle fixa la serveuse revenir avec sa commande. Un léger, très léger sourire satisfait, et elle reporta son attention sur la jeune femme. Un second sourire se fit alors voir, un petit sourire amusait, en l'espace de quelques secondes elle venait de rencontrer une femme qui lui ressemblait étrangement, c'était amusant à voir.

« Je ne suis pas là pour... Rencontrer de pathétiques personnes, je suis tout comme toi, ici pour profiter pleinement des verres offerts. »


Elle se contenta de cacher ce léger sourire derrière son verre de bourbon, le temps d'une gorgée, avant de poser ce dernier dans un petit bruit sur cette table. Croisant ses jambes sous la table, elle se contenta de boire en silence. Mais sa petite joie d'un silence fut de courte durée. Étrangement, la jeune femme piqua sa curiosité, en apprendre davantage sur une inconnue, elle s'en foutait royalement, mais là c'était différent, la jeune femme dégager quelque chose, à croire qu'elles avaient plus en commun qu'un simple hobby, celui de boire.

« Avec joie. »


Son accent s'entendait beaucoup plus, à croire que, lorsqu'elle était emballée par quelque chose, ce dernier ressortait davantage dans ses mots. Le jeu débuté déjà pour elle. Reprenant son verre entre la main, elle but une nouvelle gorgé tout en réfléchissant, oui c'était elle qui commençait. Dire qu'elle pensait vraiment passer la soirée seule à boire, ce petit jeu rajouter un petit quelque chose.

« En vue de ton accent, tu es italienne, je me trompe? »

Elle l'a tutoyé, Irumi était très à cheval sur le respect envers les autres, rare était les fois qu'elle tutoyait les autres. Mais la femme l'avait tutoyé, alors elle tutoyait, les convenances importées peu en cette soirée, de toute façon elle n'était pas Irumi Tchekov, mais Ambre... Ambre machin-chose, elle n'était ni Boss, et la mafia la dépasser, elle était là, pour boire, et profiter de son long séjour loin du manoir.

Mais entre ce qu'elle souhaitait, et ce qui allait se passer, il y avait une grande différence. Elle ne savait pas que la jeune femme en face d'elle avait un autre point commun. Elle aussi connaissait la mafia, elle aussi porter une arme sur elle presque chaque jour de sa vie.








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MessageSujet: Re: « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】   Sam 15 Avr - 15:26

Vous êtes sur la même longueur d’ondes. Tu lui as dit que t’étais là pour picoler, elle t’a répondu qu’elle aussi. Satisfaite d’une si belle rencontre, tu te reposes un peu plus sur le dossier de ta chaise. Il ne manque plus qu’un petit verre de whisky et t’es au paradis. C’est d’ailleurs avec cette pensée que tu fais signe à la serveuse de se ramener. En l’attendant, tu sirotes ton verre de pinard, bienheureuse de rencontrer une gonzesse avec les mêmes aspirations de gueule de bois que toi. T’es encore plus contente maintenant qu’elle accepte ton jeu à boire. Finalement, tu avais raison : cette soirée s’annonce exceptionnelle. Célébrant du bout de ton verre cette bonne nouvelle, tu trinques ton verre contre le sien et oublies d’être raisonnable. T’y vas cul-sec et finis ton verre. En espérant que la serveuse se pointe bientôt. Aussitôt pensé, aussitôt arrivée, la serveuse récupère ton verre et tu en profites pour commander un whisky irlandais. Lequel, tu sais pas trop. Pour tout dire, tu ne comprends pas trop ce qu’elle te propose. Du coup, machinalement, tu réponds « Oui » sans trop savoir si c’était la bonne réponse. À vrai dire, tu t’en contre-fous, parce qu’elle arrive déjà avec un autre verre et que la nana de devant commence avec une première question. Elle te demande si t’es Italienne et tu échappes une légère exclamation amusée. T’es déjà cramée, ça craint. Faut dire aussi qu’avec ta peau mate, ta gueule de métèque et ton accent à la con, difficile de ne pas retracer tes origines.

« Oui ! Ça s’entend tant que ça ? »

Tu ricanes plusieurs secondes et, d’un coup, tu t’arrêtes. Bordel, tu t’es déjà plantée ? « Oups ». God, ça risque de mal finir ce soir. Tant pis, tu feras plus attention la prochaine fois. Pour le moment, tu contentes de rire et d'éclairer ton visage avec un léger sourire. Pour une fois, tu ne le crées pas de toutes pièces, il n’est pas réfléchi, ni même forcé. Il est naturel, ce qui trahit à quel point tu es contente d’être entrée dans ce bar à gonzesses. Et puis, conformément aux règles, tu lèves ton verre vers la jeune femme et prends ta première gorgée. Tu grimaces. La vache, ce whisky est bien dégueulasse. Dans une autre grimace, tu déposes ton verre sans douceur sur la table, les sourcils froncés. Tu sens déjà le liquide défoncer tes intestins. Et puisque c'est pas super agréable, tu détournes ton attention vers la jeune femme et continue, comme si de rien n’était. « Tu n’es pas non plus d’ici, je me trompe ? ».

Le regard plus amusé qu’interrogateur, tu l’analyses quelques secondes. Peau clair, cheveux et yeux clairs, cette fille est tout ton inverse. Du coup, ton esprit commence à partir en live et à déterminer qu’elle doit venir d’un pays bien froid. Du genre Norvège ou Islande. Ou pire : Groenland. À moins que, vu son affection pour la boisson, elle provienne d’un pays slave, du genre Pologne ou Lituanie. Oui, c’est assez probable. Il n’empêche que tu n'attends pas sa réponse, tu renchéris déjà par une autre question : « Laisse-moi deviner. Un pays slave. La Norvège ? »

Emma, la Norvège, c’est bien plus germanique que slave. Tu vas la vexer, là. C'est comme si tu disais à un Grec qu'il est Turc. J'te jure, ça se dit pas ces trucs-là. C'est un coup à foutre un froid. Mais toi, tu ne t'en rends pas compte, parce que t’es trop occupée à l’imaginer en Valkyrie. Oui, tu dérailles complètement. Inutile de dire qu’avec tout le whisky que tu as décidé de t’enfiler dans les prochaines heures, ça risque d’empirer. Pour le moment, on va simplement signaler que ton niveau d’alcoolémie est suffisant pour que tu te sentes reposée et que tu profites de l'instant.
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MessageSujet: Re: « Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】   

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« Toi, moi, un verre dans un pub »【Emma & Irumi 】

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