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 [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.

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Emma Oneglia avatar
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MessageSujet: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 0:29

Castellammare dell Golfo, Sicile.


Dix ans. Dix ans déjà que j’ai quitté cette foutue île. Je m’étais jurée de ne pas y retourner avant d’avoir les mains tâchées du sang des assassins de ma famille. Finalement, je reviens les paumes meurtries par le sang de dizaine d’innocents. Oh, ne t’en fais pas pour les assassins : ils courent toujours. Après des années de recherche, je reviens donc au même point de départ : en Sicile, sans nom ni indice. C’est effrayant comme rien n’a changé. Toujours la même misère ensoleillée, toujours les mêmes gueules résignées. Personne ne me reconnaît bien entendu, ça fait trop longtemps que je suis partie vagabonder à travers le monde. La France, l’Allemagne, l’Amérique, j’ai tout fait.  Et me revoilà en Sicile, après dix ans d’absence. Crois pas que j’y sois retournée par nostalgie. Aucun pays ne me rebute plus.  Non, si j’y suis retournée, c’est parce que j’ai une nouvelle mission : descendre un boss. On m’a dit qu’il descendrait de l’avion à 10h24. Que je devais l’attendre à sa sortie de voiture, à l’hôtel Punta Nord-Est vers 11h. C’est pourquoi je suis présentement embusquée dans un bosquet, à viser avec mon sniper une voiture pour le moment inexistante. De l’autre côté de la rue, y’a un autre type. Lui, il a un automatique. Comme ça, juste au cas où je flanche.

Je me mets en position et attends. D’après les renseignements, il ne devrait plus tarder. La chaleur est accablante et franchement, je me demande ce que je fous là. Je vais encore descendre un type dont je ne connais rien. Comme ça, juste parce qu’on me le demande. Faut pas croire mais ne pas réfléchir, c’est pas aisé. S’il y a beaucoup de Millefiore qui s’en accommode, pour moi, c’est difficile. Je me demande toujours quelle vie a ma victime. Qui sont ses amis. Ses ennemis. Bref, tous ces trucs qui peuvent te faire flancher au moment venu. Aujourd’hui n’est pas l’exception. J’ai beau être prête à appuyer sur la gâchette, j’imagine déjà sa veuve éplorée. C’est con, mais je suis comme ça. Même après dix ans, je ne me suis toujours pas habituée à la vie mafieuse.

La voiture arrive au loin et je prends une profonde respiration. Mon but est de le descendre. Simplement de le descendre. La raison ? Aucune. Ce sont les ordres, faut que je m’en contente. Le véhicule s’immobilise et je retiens ma respiration. Dans deux secondes, je dois appuyer. Un... D-... Au moment de tirer, j’arrête mon mouvement. Pourquoi, j’ai la désagréable impression de connaître ce type ? Au loin, j’aperçois mon collègue me faire des amples mouvements signifiant certainement un « kess tu fous ? » bien senti, et, comme remise en place, je reprends ma respiration et vise à nouveau. Au moment de tirer, un gamin, une glace à la main, se place dans ma ligne de mire. Soit je tire et butte les deux, soit je... Le mouvement de mon collègue me tire de ma réflexion : il est également en joue et vise le fameux boss... Et le gamin. Ecoutant plus mon intuition que mon instinct de survie, je saute de ma cachette, cours vers les assiégés et hurle :

« COUCHEZ-VOUS ! »

Sans même attendre une quelconque réaction de leur part, je me jette sur eux et les plaque sur le sol. L’atterrissage est douloureux, autant pour l’égo que pour les coudes, mais je m’en fous. J’ai sauvé un gamin. Je me redresse ensuite, empreinte d’un soulagement mêlé à de la haine, et vise mon futur-ex-collègue. Ma rage est à un tel stade que je suis à deux doigts de lui exploser la cervelle en pleine rue. Heureusement,  avec les années, j’ai appris à me contrôler. Je me contente alors de sortir ma boîte-arme et de lui ordonner :

« Occupe-toi de lui. »

Je regarde mon Lama pourchasser ce salopard et ce n’est que lorsque je le vois disparaître au loin que je prends conscience de la situation dans laquelle je me trouve. Soit complètement avachie sur un jeune homme que je ne connais pas, avec l’avant-bras d’un gamin entre les jambes. C’est comme qui dirait... Gênant. Et... Mouillé ? Je me retire rapidement du jeune homme et aperçois alors que le cône de glace du petit a... Fondu sur mon entrejambe et celle du jeune homme. Oubliant totalement la raison pour laquelle j’étais venue me terrer dans un buisson avec mon flingue, je commence à bredouiller un :

« Je.. Désolée... Tout va bien ? »

Avant de remarquer que le visage du jeune homme m’est vraiment familier. Et cette situation aussi, d’ailleurs. Allez, un petit effort et je devrai me souvenir pourquoi j’ai si sauvagement sauté sur cet (bel) inconnu.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 14:22


    Tsuna était vraiment fatigué. Il n’avait pas arrêté de bouger d’un endroit à un autre ces derniers jours. Dormant un peu lors des trajets. Ce n’était pas la vie qu’il s’était imaginée 10 ans auparavant… avant l’arrivée de Reborn.

    Enfin, ce périple était bientôt fini. Plus qu’une étape à un hôtel de Castellammare dell Golfo en Sicille pour y rencontrer quelqu’un et puis, hop, retour au bercail, au Manoir Vongola où il pourrait enfin dormir de tout son soûl.

    La voiture s’arrêta devant ledit Hôtel et le Dixième Parrain Vongola sortit, accompagné du Garde du Corps qui l’avait suivi durant tout le voyage.    

    Peut-être était-ce dû à sa trop grande fatigue, en tout cas, son hyper intuition ne fonctionna pas aujourd’hui. Il ne sentit donc pas la présence de ce tireur embusqué.  
    En tout cas, il ne comprit pas tout de suite ce qu’il se passait. Un hurlement retentit, suivit rapidement d’un coup de feu et le monde bascula d’un coup. Il eut le temps de voir défilé la porte de l’hôtel, les fenêtres, le toit et enfin le ciel avant que sa tête ne heurte violemment le macadam, l’assommant à moitié.

    Il comprit vite que quelqu’un venait de le plaquer au sol, lui sauvant la vie au passage. Qui était-ce ? Son garde du corps ? Non, il était derrière lui il y a encore une minute et là, il était couché sur le dos.

    D’ailleurs n’était-ce pas lui qui venait de lui demander à l’instant de rester allongé.

    Encore un peu étourdit, Tsuna entendit d’autres coups de feu qui s’éloignaient (son garde devait être partit à la poursuite de l'assassin), les pleurs d’un enfant, les cris de terreurs des passants et enfin, des bruits de sabots.

    Des sabots ? Un cheval ? Dino ?

    D’un coup, Tsuna se releva, se massant l’arrière de la tête, et aperçut son sauveur toujours allongé sur lui. Un sauveur qui était, en fait, une sauveuse. Dans sa main, une Boite Arme ouverte. Le cheval était donc à elle ? L’enfant qui pleurait était un petit qui devait être dans la ligne de mire de l’assassin. Il semblait indemne. Plus de peur que de mal. Ou alors était-il juste déçu que sa boule de glace ait quitté son cornet ?

    Il remarqua alors qu’il avait pleins de crème glacé sur lui, au niveau de l’entrejambe…

    « Je… Désolée... Tout va bien ? »

    La situation lui paraissait tellement familière… enfin, un tout petit peu plus sérieuse que la dernière fois mais c’était tellement pareil. Tsuna ne l’aurait jamais oublié. Pas ça.
    Alors tout bêtement, il dit :

    « Emma ? »

    Oui. C’était elle ! Cette amie à Yamamoto qui était aussi maladroite que lui et lui avait « astiqué » les parties après lui avoir renversé de la glace dessus.
    Oubliant qu’il avait failli se faire tuer à l’instant, le Decimo éclata de rire.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 15:42

L’identité du bel inconnu ne me revient pas. Sans m’y attarder davantage, car tout vient à celui qui sait la tendre attendre, je m’agenouille face au gamin et vérifie qu’il n’a subit aucun traumatisme. Après un rapide examen, je me relève, rassurée : mise à part la décapitation de sa glace, il n’a aucun signe de blessure. Le bel inconnu décide alors de m’adresser pour la première fois la parole depuis notre rapprochement forcé. Si sa voix me rappelle vaguement quelque chose, ce qu’il m’adresse me laisse coït coi. Il m’appelle par mon prénom. Bien que ma méfiance s’éveille rapidement, la douceur que je décèle dans son intonation m’écarte rapidement de la piste d’un potentiel tueur à gages. Cet homme me connaît.  Et plutôt bien, visiblement. Afin de vérifier mes intuitions, je le détaille rapidement : grand, charmant, le regard rieur. Oui, ça me dit vraiment quelque chose. Son éclat de rire soudain conforte ma première impression. Ce rire, je le connais. Un peu trop bien, d’ailleurs. Bordel, c’est fou ce qu’il a changé en dix ans.

« Takeshi... ? C’est toi ? »

Je n’aurais jamais pensé le croiser ici. Et qu’il me reconnaisse. Et encore moins qu’il change autant. A croire que j’en avais gardé un souvenir totalement baisé biaisé. Mais fallait s’y attendre. Cela fait quand même neuf ans que j’ai fui Namimori, sans même laisser une adresse ou un numéro de téléphone. D’ailleurs, il n’est pas le seul à avoir changé, moi aussi j’ai mûri. J’ai troqué mes fringues de serveuse pour un authentique tailleur de mafieux, mes cheveux courts bordéliques pour des cheveux longs (mais toujours aussi bordéliques, rassure-toi).
Heureuse de retrouver un de mes rares amis, je lui tends la main et l’aide à se relever. Ce n’est que lorsqu’il est relevé qu’un poids énorme se resserre autour de mon cou et de mes poignets. Sans réfléchir, j’assène un coup violent à mon assaillant avec ma tête, manquant de m’assommer lorsque mon crâne heurte sa clavicule. Si la surprise de l’attaque ébranle quelque peu l’équilibre de mon assaillant, il n’en dessert par pour autant son étreinte.  Ses bras puissants se resserrent sur moi et je sens soudainement un canon de flingue sur ma tempe. Un canon que je connais bien : forcément, c’est le mien. Prise au piège, je cesse de me débattre et le gorille en profite pour me jeter à terre pour me viser avec mon sniper.


« Boss, rentrez immédiatement à l’intérieur. C’est un piège. J’ai trouvé cette arme dans le bosquet derrière. Les deux sont ensemble. »

Comment ça, BOSS ? C’est quoi ces conneries ? Je suis mal. Très mal. Du bout des doigts, je cherche mon gun, avant de m’apercevoir qu’en plus de m’enlacer sauvagement, le gorille m’a aussi complètement désarmée. Mon arme, mes couteaux, tout a disparu. Rapide et efficace. Ma respiration s’accélère mais je ne cherche pas à m’expliquer : tout a déjà été dit. Ma mission était de le descendre. J’ai joué, j’ai perdu.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 16:48


    Tsuna avait eu raison. C’était bien cette « Emma », l’amie de Yamamoto mais il semblait qu’elle ne se souvenait plus de lui. Normal, après tout il ne s’était rencontré qu’une fois et après, il avait fait en sorte de ne plus la croiser. Trop honteux de ce qu’il s’était passé. Mais maintenant, 10 ans plus tard, il avait mûri et cette anecdote n’était plus… qu’une simple anecdote marrante.  

    Apparemment, il n’était pas le seul à avoir perdu contact avec cette demoiselle vu que la jeune fille venait de le confondre avec son Gardien de la Pluie. Il se contenta donc de prendre la main qu’elle lui tendait pour se relever et s’apprêtait à lui dire qui il était vraiment mais son Garde du Corps l’interrompit.

    Après avoir poursuivi l’assassin embusqué, il était revenu sur ses pas et avait déniché un sniper dans les buissons et semblait soupçonné Emma.

    « Boss, rentrez immédiatement à l’intérieur. C’est un piège. J’ai trouvé cette arme dans le bosquet derrière. Les deux sont ensemble. »

    Tsuna faillit rouspéter mais son Garde sortit des armes des poches de la jeune fille. Aucune personne normale ne se baladait avec un tel arsenal. Et puis, elle avait une Boîte Arme. Elle devait donc appartenir obligatoirement à la Mafia. D’ailleurs, elle ne semblait pas vouloir le démentir.

    Tsuna recula d’un pas. Il ne savait plus quoi penser. Cette fille venait de le sauver alors qu’elle était censée le tuer. Ce n’était pas logique…

    Un peu déboussolé, sa tête lui faisant encore mal, il fronça les sourcils. Il était trop fatigué pour faire confiance à son Hyper Intuition et 10 ans pouvaient très bien changer une personne de tout au tout. Il en était la preuve lui-même.

    Il pensa que le mieux pour lui, de toute façon, était d’aller se réfugier dans l’hôtel et se mettre un sachet de glaces sur la tête. Qu’elle soit gentille ou méchante, il devait en savoir plus sur elle. Il avisera après.

    « Emmène-la à l’intérieur. On va l’interroger » ordonna-t-il au Garde.

    Il prit la tête de la marche et se retourna pour ajouter :

    « Désolé mais je ne suis pas Yamamoto Takeshi. »

    Et sur ces mots, il entra dans le bâtiment.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 18:06

Bien entendu, je ne m’attendais pas à ce que Takeshi soit tendre avec moi. Mais de là à ordonner, sans un regard, qu’on m’emmène à l’intérieur ça, ça m’accable complètement. Ainsi, je suis si minable qu’il ne daigne même pas m’exécuter publiquement. Mais, maintenant que j’y pense, je ne suis même plus sûre que l’homme qui se tient en face de moi soit réellement mon ancien ami. Physiquement, ça ne colle pas. Et pourtant, il me rappelle quelque chose. Mais peu importe, je n’ai plus le temps de me pencher sur la question : son gorille m’attrape par les bras et me force à me redresser. Ce n’est que lorsqu’il me passe les mains derrière le dos que je ressens une douleur atroce irradier mon bras droit. Plus besoin de chercher la trajectoire de la balle de mon ex-collègue. Elle a déviée sur moi. J’allais ordonner au garde-du-corps de faire plus attention quand le Boss me prit... un peu au dépourvu :

« Désolé mais je ne suis pas Yamamoto Takeshi. »

Au moins maintenant, je suis fixée. Ce n’est pas Takeshi. Plutôt que de me décevoir, cela me rassure plutôt. Je vais certes crever, mais ce sera pas avec la détestable impression que mon ancien ami est devenu un partisan de la mafia. C’est toujours cela de gagné. Il n’empêche que maintenant, une foule de questions se précipite dans ma tête : qui est ce gars ? Pourquoi est-ce qu’il me connaît ? Au premier regard, on peut rapidement conclure que c’est un Japonais. Si on suit cette logique, je l’aurais rencontré à Namimori. Donc soit au bar, soit en mission. Peut-être même dans la rue... Oui, je crois et ai même l’intuition qu’on a du se croiser dans les rues. Pourquoi, ça par contre, c’est une autre question. Question que je n’ai pas le temps d’approfondir : on m’emmène dans une suite luxueuse où le gorille m’oblige à m’assoir sur une chaise. Sans oublier de me viser avec mon flingue, d’ailleurs. Précaution stupide puisque mon flingue ne répond qu’à un seul maître. Autrement dit, moi.

« Eh le gorille. Je serai toi, je prendrai un autre gun. Tu ne parviendras pas à faire fonctionner celui-ci. »

Le colosse m’observe bizarrement puis vise avec lenteur la pointe de mes chaussures. Il tire et... Rien. Je l’avais bien dit. Pourquoi tout le monde croit que je bluffe ?  Du coin de l’œil, je le regarde vérifier la cartouche, le viseur et la gâchette avec incrédulité, tandis que je m’installe plus confortablement sur ma chaise. Crois pas que j’y reste, comme ça, par pur envie de paresse. A choisir, je préférais me balader tranquillement dans les rues de Castellammare tu vois. Non, si je reste bien gentiment assise, c’est parce que le colosse détient toujours mes couteaux. Et les couteaux, crois-moi que c’est ingrat : dès qu’ils en ont l’occasion, ils découpent tout ce qu’ils peuvent. Que ce soit toi leur maître ou non, ils coupent pareil. Et puisque je n’ai aucune envie de finir en bouillie, je préfère rester tranquille.  

Profitant du fait que le colosse essaie de comprendre le fonctionnement de mon engin, j’observe le bel inconnu, bien décidée à deviner quelle est son identité. Et soudain, un détail me revient en mémoire, comme une claque dans la gueule. Tout à l’heure, il a dit qu’il n’était pas Takeshi Yamamoto. Je n’ai jamais prononcé le nom de ce dernier au complet. Par conséquent, cela signifie qu'il le connaît très bien. Bon, c'est cool d'avoir compris ça mais ça m'avance pas trop. Je le regarde distraitement placer un torchon empli de glace sur son crâne et la même impression que lorsque je le visais avec le sniper revient me torturer l’estomac. Attends... Takeshi + glace... Non, ce ne serait pas...

« Tsuna, c’est ça ? Tsuna.. C’est ton prénom, n’est-ce pas ? »

Sans prévenir, le colosse me met en joue avec un flingue –pas le mien cette fois- pour me signaler que je suis un peu trop dissipée. Sous son air féroce, je me rassies dans le fond de la chaise et attends patiemment la suite des évènements. Car il n’y a plus de doute : je suis belle et bien enfermée avec le jeune homme dont j’avais, jadis, re-décoré le jean avec une glace. Sauf qu’à présent, il n’est plus aussi fragile. Et pour cause, de loin, je distingue la célèbre chevalière des descendants Vongola.  En plus d’avoir failli à ma mission, j’ai sauvé la vie d’un Boss de la famille ennemie. Beau boulot ça, Emma.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 20:41


    Tsuna entra avec soulagement dans l’hôtel où il devait passer la soirée. La personne qu’il devait rencontrer ne devait pas arriver avant au moins deux heures. Il avait donc du temps devant lui.
    Le personnel de l’établissement fut au petit soin, après tout il était un client qui payait bien.

    On les conduisit dans un salon privé richement décoré. Malgré le nombre d’année qu’il avait passé au Manoir Vongola, il n’était toujours pas habitué à tant de luxe.

    Il s’installa dans un beau fauteuil en cuir et un serveur vint lui apporter un sac de glace et un verre de Martini. Il le remercia et se dépêcha de mettre la glace sur sa tête douloureuse. Il avait une bosse.

    Il regarda, un sourcil levé, l’échange entre son Garde du Corps et la prisonnière.
    Bien qu’il n’aimait pas trop les armes à feu, il ne pouvait s’empêcher d’être curieux en voyant cette arme qui ne répondait qu’à son propriétaire. Ça devait être assez pratique. Il l’interrogera là-dessous juste après.

    Il ne cilla pas quand Emma le reconnu mais, au fond, il était content. Ca évitait de devoir expliquer comment il s’était rencontré, et par la même occasion, se ridiculiser devant ses propres hommes.

    Il se tourna vers l’armoire à glace qui lui servait de Garde du Corps et lui demanda :

    « Et l’autre ? Il s’est enfui ? »

    L’homme eut l’air gêné. Pas la peine d’en dire plus. Le type s’était barré.

    « Je vois… » Il se tourna vers Emma. « A quelle Famille appartiens-tu ? »

    En attendant la réponse, il prit la Boite Arme de la jeune femme en main et la détailla du regard. L’animal n’était toujours pas de retour.  Il reposa la Boite et regarda, à son tour, l’arme qui n’obéissait qu’à son propriétaire. Il la leva et la pointa devant lui comme-ci il voulait viser Emma et la questionna à nouveau.

    « Pourquoi m’as-tu sauvé la vie si ton devoir était de me tuer ? »

    Il se demanda si la jeune femme allait lui répondre sans faire d’histoire. Ça aurait été bien. Il n’aimait pas trop l’idée de torturer quelqu’un pour avoir des réponses. Et encore moins, une ancienne amie à Yamamoto.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 21:58

Bizarrement, le célèbre parrain semble vouloir m’ignorer. Je n’ai rien contre, au contraire. Ca me laisse le temps de reprendre mon souffle et envisager comment sortir vivante de ce bordel dans lequel je me suis allègrement foutue. Ne t’inquiètes pas, je n’envisage pas l’évasion : il faudrait être suicidaire pour oser espérer s’échapper des griffes du Decimo. J’ai beaucoup de défauts mais pas celui-là. Donc on oublie. Je jette un regard cet homme qui m’ignore depuis le début et je dois te dire que plus je l’observe, plus il m’impressionne. Il me fait penser à une sorte de James Bond, mais en mieux. Une sorte de James sans gel, quoi.
Ce n’est que lorsqu’il s’adresse à son gorille que je reviens sur terre. Il lui demande ce qu’il est advenu de lui. J’aurais aimé entendre qu’il avait été neutralisé. Parce que tu vois, les morts ne parlent pas. Personne ne pourrait alors savoir que j’ai délibérément failli à ma mission. Malheureusement, le gorille garde le silence. Il est donc toujours en vie. Je prends une grande respiration et fais le vide. Mon lama est toujours à sa trousse et bien que cette bourrique soit une sacrée tête de mule, elle ne lâchera pas de si tôt son adversaire. Je ne suis donc pas encore morte. Presque, mais pas totalement. Il y a encore un espoir pour que Kamel ramène cet imbécile. Sans vraiment savoir pourquoi, je lance alors au Decimo :

« Mon animal est à sa poursuite. Tu ne devrais pas t’en faire pour cela. Il va payer. »

Je sais que dit comme ça, ma réponse peut sembler bizarre : pourquoi son ancienne collègue voudrait sa mort ? Avoir tenté d’assassiner un gamin serait une première explication. La seconde, et pas des moindres, c’est que j’honnis autant la mafia que je méprise la femme que je suis devenue. C’est dire combien cette organisation m’exècre. J’allais ajouter un début de réponse mais le jeune parrain m’ôta l’occasion de le faire. Déjà il me pose la question fatidique, celle qui devait lui brûler les lèvres depuis le début :

« A quelle Famille appartiens-tu ? »

Je prends une longue respiration et plonge mon regard dans le sien. Je hais cette question. Pour tous ces mafieux, la seule chose qui compte c’est ce qu’ils nomment honteusement « famille ». Mais puisqu’il m’a demandé, autant lui répondre franchement. De toute manière, c’est soit ça, soit je me fais écraser par le gorille à ma droite.

« Je n’ai plus de famille. A mes côtés, j’aperçois le gorille s’agiter. Appréhendant un éventuel coup, je précise rapidement : Mais si tu entends par "famille" l’organisation qui paie mes factures, alors je bosse pour les Millefiore. Seulement... Ne m’associe pas à ces imbéciles, Decimo. Ils ne seront jamais ma famille. Les Millefiore ne sont pour moi qu’un moyen, non une finalité

J’ignore si ma réponse convient, mais de toute manière, je ne peux plus faire de retour en arrière. J’ai été sincère, je n’ai rien à me reprocher. Ca passe ou ça casse. Guettant une quelconque réponse du Boss, je le regarder observer avec intérêt mon bijou de famille. Après un examen formel, il la lève vers moi et me demande pourquoi je l’ai sauvé. Je dois te dire que d’argumenter avec un flingue braqué sur vous, ça ne vous aide pas. Une fois encore, je décide d’être sincère. Quitte à crever, autant se repentir temps qu’on le peut encore.

« Ce n’est pas vous que j’ai sauvé, Decimo. J’ai vu mon collègue vous mettre en joue, mettant ainsi un gamin en danger. On m’a ordonné de tuer un assassin, pas un innocent. »

Celle-là, je l’ai pas vu venir. A peine ai-je terminé ma phrase que je reçois la main du gorille en pleine figure. En guise d’explication, l’armoire à glace me menace de son flingue en disant :

« Parle pas comme ça du Boss. Ce n’est pas un assassin. »

Je n’ai qu’une envie : lui cracher au visage. Car qu’on se le dise : qu’il soit bon ou non, un parrain reste un parrain. Quoiqu’il fasse, il aura toujours les mains tâchées de sang. J'essaie tout de même de me calmer et jette à nouveau un regard sur le jeune parrain.

« J'ai répondu à tes questions. Maintenant, avant que ton gorille ne m'égorge, j'aimerais que tu répondes à une question. Comment va Takeshi ? »

J'aurais pu poser des millions de questions à son sujet. Notamment celle qui me brûle tant les lèvres, celle dont je veux pour tout et rien au monde connaître la réponse. Est-ce que Takeshi appartient lui aussi à ce monde de merde.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 5 Aoû - 23:37

    Tsuna écoutait la première réponse de la jeune femme en silence tout en reposant son arme sur la table.
    Millefiore. Evidemment, la question ne se posait même pas mais cette fille semblait totalement opposée au système mafieux… comme lui au fond. Il ne fut donc pas très surpris par la réponse suivante.
    Tsuna repensa au gosse avec sa crème glacé. Il s’en aurait voulu à vie si le gamin avait été blessé à sa place, de ce faite, il ne put s’empêcher de remercier silencieusement Emma de son geste. Non pas pour l’avoir sauvé lui mais bien l’enfant.
    Il fit signe à son Garde du Corps de se taire quand celui-ci prit sa défense de façon un peu exagérée. Disons le franchement, ça faisait maintenant 6 ans qu’il était officiellement le Dixième Parrain Vongola et son poste l’avait obligé à donner des ordres regrettables… surtout en cette période troublée. Il comprenait parfaitement les ressentiments d’Emma mais alors pourquoi avait-elle intégré les Millefiore ? Un moyen avait-elle dit ? Un moyen pour quoi ?

    « J'ai répondu à tes questions. Maintenant, avant que ton gorille ne m'égorge, j'aimerais que tu répondes à une question. Comment va Takeshi ? »

    Tsuna ne put s’empêcher de sourire. Il termina son verre d’une traite et le reposa sur la table. Il n’avait rien à craindre de cette jeune fille. Il le savait, elle ne tenterait rien. Elle n’était pas suicidaire et elle avait un but dans la vie. Il fit un geste à son « gorille » pour qu’il recule après il s’installa plus confortablement dans son fauteuil.

    « Takeshi va très bien. »

    Il ne voulait pas en dire trop sur la vie de son ami. Cette jeune fille ne devait pas être très haut gradé chez les Millefiore pour ignorer que Takeshi Yamamoto était son Gardien de la Pluie. Et puis, moins elle en savait, moins il aurait de raisons de l’éliminer. Il préférait éviter ça.

    Il montra la Boite Arme et le flingue d’un geste de la main.

    « Parle-moi un peu de tes armes »

    Il voulait savoir de quel type était sa boite et comment fonctionnait sa super arme à feu. Il voulait aussi en savoir plus sur sa vie. Cette jeune femme l’intriguait vraiment. Elle était vraiment franche et avait un petit caractère qui lui plaisait. Et puis, il ne sentait pas de méchancetés venant d’elle. Il voulait savoir ce qu’elle foutait chez les Millefiore… ou plutôt, ce qu’elle foutait dans le monde de la Mafia tout simplement.

    « Et puis, pourquoi as-tu intégré la Mafia si tu la détestes tellement ? »

    Il se calla de nouveau sur son siège et attendit la réponse.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mar 6 Aoû - 1:05

Je n’ai jamais voulu m’intéresser à la mafia japonaise. J’avais trop peur d’apprendre des choses qui me déplairaient. Je ne sais pas pourquoi j’ai tant tenu à demander des nouvelles de Takeshi. En me disant que ce dernier allait bien, le Decimo m’a donné beaucoup d’informations. Beaucoup trop d’informations. Déjà, sa réponse rapide m’indique qu’ils sont toujours en contact. Or, un parrain n’entretient des rapports qu’avec sa famille... J’aurais préféré qu’il ne réponde pas à ma foutue question. Ca m’apprendra, tiens. Dépitée, je baisse les yeux sur ma blessure. Si garçon maladroit d’il y a dix ans est devenu Parrain, qu’est donc devenu un de ses meilleurs amis ? Son bras droit ? Un de ses gardiens ? Les picotements s’échappant de ma blessure interrompent mon questionnement.  La voix du Decimo aussi, d’ailleurs.

« Parle-moi un peu de tes armes »

Je relève la tête, étonnée. Il est sérieux, là ? Il veut que je lui parle de ma boîte? Et de mon flingue? Je baisse les yeux vers mes modestes biens et hésite à expliquer leur fonctionnement. Durant ces dix dernières années, j’ai trifouillé, bidouillé, farfouillé, persévéré afin de les améliorer au mieux et ai toujours tenu à distance les potentiels curieux. Cependant aujourd’hui, il semble que la situation soit différente. Je doute qu’un refus soit bien accepté. Prenant alors tout mon ressentiment par les cornes, j’entrouvre les lèvres et... Les referme. Par où commencer. La boîte, peut-être. C’est le plus simple. Désignant alors de la tête ladite boîte, je retire l’anneau de mon doigt et le lance sur le Decimo. Je sais, au premier coup d’œil, cela paraît suicidaire. Mais n’oublie pas que je suis devant le parrain des Vongola, qui lui, est armé. Moi, je n’ai plus rien. Tout au plus une bague sans boîte.  

« C’est une boîte de type tempête. La bague n’est pas très puissante mais suffisante pour l’usage que j’en fais. »

Bon. Pour un premier essai, ce n’est pas trop mal. Bien sûr, je ne suis pas entrée dans les détails. A vrai dire, je n’ai pas trop envie d’épiloguer sur le comment j’ai amélioré cette bague de façon à ce qu’elle ne réponde qu’à moi. C’est un aspect un peu trop technique et je doute que le Decimo puisse me suivre sur ce coup-là. Ce n’est pas que je le sous-estime. C’est juste qu’il faut être branché tuyauterie pour tout saisir.

«Pour ce qui est du 9mm... Il était à mon grand-père. Maintenant, il réagit à ma flamme. Seulement à ma flamme. C’est pourquoi vous ne pourrez pas l’utiliser. Pour comprendre son fonctionnement, il faut déjà envisager le fait que c’est l’arme qui vous choisit, et non l’inverse. Beaucoup se batte avec des armes qui ne sont pas à leur plein potentiel puisque soumises à leur propriétaire. Il suffit de... Libérer leur âme, en quelques sortes, pour qu’elles vous soient fidèles. »

En fait, le deal est bien plus serré que ça. J’ai mis pas loin de cinq ans avant de comprendre le mécanisme. Et encore, je ne suis pas certaine que toutes les armes réagissent de la même façon. Dans tous les cas, j’espère avoir comblé –au moins partiellement- la soif de connaissances du Parrain Vongola. Ou du moins, c’est ce que j’espérais. A peine ai-je fini de dévoiler quelques secrets qu’il me pose la question fatidique :

« Et puis, pourquoi as-tu intégré la Mafia si tu la détestes tellement ? »

Pourquoi j’ai intégré la Mafia? C’est si simple, pourtant.

« Par connerie. D’un geste lent, j’attrape mon paquet de clopes et m’en allume une, sans demander l’autorisation, ni même en proposer. Si le gorille en veut une, qu’il aille s’en acheter. Je ne suis pas un héros, Decimo. Je ne porte pas l’uniforme Millefiore pour changer le monde. Je lutte seulement pour éclaircir le mien. A quinze ans, ma famille s’est faite descendre par des mafieux. C’est donc par pur souci de vengeance égoïste que je suis entrée dans la première famille qui m’a tendue la main. Je me balance de leurs projets, de leurs idéaux, qu’ils soient bons ou mauvais. Tout ça, c’est pas mes histoires. Tout ce qui m’intéresse, c’est d’éclaircir la mienne. »

D’un geste las, je fais tomber mes cendres dans le creux de ma main. Il serait con de salir le parquet d’un si joli endroit. Je suis peut-être prisonnière, mais je suis bien élevée. Faut bien me reconnaître cela. Je reprends une taffe, pensive. Je n’ai pas l’habitude de me livrer autant. Surtout à un homme qui  me retient de force. Il faut croire que ce boss a quelque chose de spécial. Profitant de cet échange au demeurant jovial, je désigne du regard mon bras et demande :

« Je pourrais avoir de l’alcool pour... »

Avant d’être interrompue par des bruits de sabots. Dans un fracas assez phénoménal, mon lama entre dans la pièce, mon ex-collègue coincé entre les dents. Enfin une bonne nouvelle.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mar 6 Aoû - 23:23


    Emma lui lança son anneau qu’il attrapa au vol et fit rouler entre ses doigts afin de le regarder sur toutes ses coutures. Il n’avait pas besoin de son commentaire pour savoir qu’il était du type tempête et qu’il n’était pas bien puissant. Il se demandait quel animal pouvait sortir de sa boite. Il avait pensé à un cheval à cause des sabots mais beaucoup d’autres animaux en possédaient.
    Il rendit l’anneau à la jeune femme et écouta ce qu’elle avait à dire sur son 9mm.

    Pour dire la vérité, il ne comprit rien à ce que la jeune femme venait de lui expliquer. Ce genre de truc ne l’avait jamais intéressé (contrairement à Spanner ou Shoichi) et lui passait donc au-dessus de la tête. Tout ce qu’il avait retenu c’est qu’on pouvait faire en sorte qu’une arme ne réponde qu’aux flammes de quelqu’un.  Un peu comme les guns de Xanxus en fait… C’était assez intéressant. Il se promit d’en parler à ses ingénieurs.

    Il écouta, ensuite, son histoire sans donner un seul commentaire même s’il trouvait dommage qu’une jeune fille aussi déterminée, franche et gentille finisse dans la mafia pour un histoire de vengeance, il pouvait comprendre qu’elle haïssait et rêvait de voir ses gens six pieds sous terre mais est-ce que ça valait la peine de foutre sa vie en l’air ? En plus, maintenant qu’elle avait raté une mission aussi importante que de l’éliminer, il savait que Byakuran n’était pas du genre à faire de cadeaux et qu’elle ne s’en sortirait pas avec un simple « pardon, je ne le ferais plus ». Son acolyte devait déjà avoir alerté le reste de la famille pour leur annoncé qu’elle venait de sauver leur principal ennemi. Tant qu’elle était retenue en otage ici, elle ne risquait rien.

    Quand Emma lui demanda de l’alcool pour sa blessure, Tsuna sursauta. Des bruits de sabots lui firent tourner la tête et un lama apparut avec un homme qui ne semblait pas très content de se retrouver là.

    Il comprit sans trop de difficulté que c’était la Boite Arme d’Emma. Il se leva et vint à sa rencontre. Bien que ce ne fût pas un animal des plus gracieux physiquement, il ne put s’empêcher de penser que ça allait bien à la jeune femme. Fière, un peu capricieux mais digne de confiance. On pouvait lui mettre de lourdes charges sur le dos et il n’aurait aucun mal à les porter dans les hauteurs des montages les plus abruptes.

    Il lui caressa la tête.

    « Tu devrais être fière de ta Boite. »

    Puis il s’adresse au lama lui-même.

    « Tu as fais du bon boulot ! Bravo ! »

    Avec un peu de chance, ce type n’avait pas eu le temps de prévenir les Millefiore. Tout n’était donc pas perdu pour Emma. Il fit signe à son Garde du Corps d’emmener le prisonnier dans sa chambre et de l’interroger sans lui faire de cadeau. Tout dans ce type le révulsait.  Il s’en débarrasserait bien vite.

    Enfin, il se tourna de nouveau vers Emma.

    Il n’avait même pas remarqué qu’elle était blessée. Une blessure due à la balle perdue. Son masque de sévérité disparut d’un coup, il se dirigea vers elle et prit le bras de la jeune femme dans ses mains pour observer la plaie de plus près.

    « Je suis vraiment désolé ! Tu aurais dû le dire tout de suite que tu étais blessée ! »

    Il appela un serveur pour qu’il aille lui chercher une trousse de secours et détailla la plaie. Heureusement, elle n’était pas profonde. La balle ne l’avait qu’effleuré.

    « Ne t’inquiète pas » finit-il par dire en souriant doucement. « Il ne t’arrivera rien ici. »

    Il espérait un peu briser la glace comme ça.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mer 7 Aoû - 0:51

La soudaine apparition de Kamel m’arrache un petit sourire. Un fou furieux venait d’être arrêté. Et mon espérance de vie venait de se rallonger. Je jette un coup d’œil vers mon ex-collègue et lui signifie, d’un mouvement de tête, qu’il ferait mieux de pas trop jouer au con. Le garde-du-corps a l’air excédé, il serait stupide de jouer avec ses nerfs. Bien que mon intention fut honorable, mon geste n’est salué que par une insulte. Qu’il aille au diable. J’ai sauvé deux vies aujourd’hui, j’ai mon quota de bonne action.
La voix du Decimo arrache mon regard du Millefiore et je jette alors un regard vers mon animal. Semblant apprécier l’attention du Vongola, il se laisse gratouiller la tête sans broncher. Tss. Moi, quand j’essaie toute forme d’affection, je ne reçois qu’un crachat en pleine figure. Sale bourrique. Bourrique qui m’a tout de même sauvé la mise.

« Tu devrais être fière de ta Boite. »

Je réponds au Vongola par un hochement de tête affirmatif , mais n’ajoute rien. Il est trop tôt pour se réjouir. Nous avons l’homme, mais rien ne m’indique qu’il n’a prévenu les autorités de mon échec. De toute manière, nous le saurons bien assez tôt. Me lançant encore quelques insultes, j’observe ensuite avec un certain soulagement que le gorille l’amène dans une autre salle. Je peux enfin parler librement, sans craindre de m’en prendre une. C’est déjà ça de gagné.

Je me suis réjouie trop tôt. A peine le gorille disparu, le Decimo s’approche de moi et attrape mon bras pour... Regarder ma plaie ? Sous ce contact imprévu, mon corps se fige. Ce n’est pas que je n’aime pas qu’on me touche... En fait, si : je déteste ça. Mais là n’est pas le problème à cet instant précis. Comprends bien : j’étais censée subir un interrogatoire et voilà que le Vongola appelle à la rescousse une trousse de secours. Je dois dire que je suis un peu surprise. Au cours de mes divagations à travers le monde, j’ai souvent entendu des histoires de mafieux. Seulement voilà, on ne m’avait jamais dit qu’il existait un Boss aimable avec ses ennemis. Sans broncher, je le laisse inspecter ma plaie et l’écoute m’expliquer, avec ce charmant accent japonais, qu’ici, je ne craignais rien. Je soupire. S’il savait. Je n’ai cependant pas le temps de répondre à son affirmation; déjà un employé de l’hôtel lui apporte une trousse de secours. Un peu brusquement, je retire mon bras de son emprise et justifie maladroitement ce geste par l’acquisition de la trousse de secours. Je n’ai jamais voulu être un poids pour personne, ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. J’attrape la bouteille d’alcool et imbibe une compresse que je plaque ensuite sur ma blessure. Surtout, ne pas penser à la douleur.

« Peut-être qu’il ne m’arrivera rien, Decimo. Mais toi, tu ferais bien de te méfier. »

Sans aucune délicatesse, je nettoie la plaie et hésite à jeter un regard vers le Vongola. Devrais-je lui dire ce que je sais? Il ne m’a pas encore tué, c’est un signe plutôt encourageant. Plus que cela, il s’inquiète de ma santé. Je relève la tête, encore hésitante à l'idée de lui partager mes appréhensions. Ce n’est qu’en croisant son regard que je me décide. Au diable ce jeu de familles.  

« Castellammare est l’une des villes phare des Millefiore. Tu n’es pas en sécurité ici. »

Je lance sur la table basse ma compresse souillée, puis attrape le bandage. Ma maladresse aura au moins su faire de moi une experte en l’art infirmier. En moins de quelques secondes, je me fais une attelle convenable. Je me redresse alors sur mon siège et plante mon regard dans celui du Boss. Y’a pas à dire ce mec, c’est un beau gosse. Mais je m’égare. On verra ce genre de détails plus tard.

« Un conseil, Decimo : méfie-toi de tout le monde. Le Boss des Millefiore est loin d’être un imbécile. Il ne laisserait jamais seulement deux subalternes descendre le Boss d’une famille. Attends-toi à d’autres comités d’accueil. »

Je me calle un peu plus sur ma chaise et me mords la lèvre. Quitte à trahir mon blason, autant le faire convenablement. D’autant que je n’ai rien contre cet homme, mafieux ou non.

« L’homme que tu t’apprêtes à rencontrer n’est certainement pas un allié. Encore moins un simple soldat. Si tu le désires, je connais un endroit plus sûr que cet hôtel. »

D’un geste nonchalant, je demande à Kamel de retourner dans sa boîte. Tentative à saveur de défaite : mon lama semble plus préoccupé à recevoir des caresses qu’à m’écouter. Pourvu que le Boss soit plus réceptif à mes conseils que mon adorable bestiole.


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mer 7 Aoû - 20:20

    Quand la trousse de secours arriva, Emma dégagea un peu brusquement son bras des mains de Tsuna qui se recula pour la laisser se soigner toute seule. Il en avait peut-être un peu trop fait.

    « Peut-être qu’il ne m’arrivera rien, Decimo. » Dit-elle. « Mais toi, tu ferais bien de te méfier. »

    Tsuna leva un sourcil. Était-ce une menace ? Ou juste une réelle mise en garde ? Emma continua :

    « Castellammare est l’une des villes phare des Millefiore. Tu n’es pas en sécurité ici. »

    C’était donc bien une mise en garde. Elle le regarda dans les yeux et continua :

    « Un conseil, Decimo : méfie-toi de tout le monde. Le Boss des Millefiore est loin d’être un imbécile. Il ne laisserait jamais seulement deux subalternes descendre le Boss d’une famille. Attends-toi à d’autres comités d’accueil. »

    Ça, il le savait pertinemment. Il connaissait très bien Byakuran. Peut-être même mieux qu’Emma ? Il garda tout de même le silence et laissa la jeune femme continuer :

    « L’homme que tu t’apprêtes à rencontrer n’est certainement pas un allié. Encore moins un simple soldat. Si tu le désires, je connais un endroit plus sûr que cet hôtel. »

    Le Decimo garda le silence. Apparemment, elle le sous-estimait un peu. Et il n’était pas né de la dernière pluie non plus. En effet, rien ne prouvait que le type qu’il devait rencontrer ce soir – qui était le fils d’un ancien allié au neuvième – n’avait pas retourné sa veste au profit de Byakuran.
     
    Certes, il n’avait pas été très réceptif tout à l’heure à cause de la fatigue mais il ne se ferait pas avoir une seconde fois.

    Il se leva et vint de nouveau gratter la tête du lama.

    « Ta proposition me touche, mais je vais devoir la refuser. »

    Il sourit pour lui-même et continua :

    « Ma mission est de rencontrer cet homme ici-même pour lui proposer un marché. Mes hommes font des missions bien plus périlleuses chaque jour. »

    Il serra les poings et rajouta :

    « Mes amis les plus chers font des missions bien plus dangereuse que ça... »

    Il se retourna et sourit d’un air triste.

    « Ce serait malvenu de ma part de me terrer la queue entre les jambes alors que ma famille risque sa vie chaque jour pour moi, n’est-ce pas ? »

    Il rigola et rajouta :

    « Et puis, je ne suis pas si nul que ça ! Je sais me battre ! Et Graziano est un très bon garde du corps ! »

    Il se rassit et conclut avec un :

    « Rassure-toi ! Je ne mourrais pas ce soir. »



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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mer 7 Aoû - 23:08

Le verdict tombe : il refuse mon aide. Je crois qu’il ne réalise pas réellement dans quelle situation il se trouve. Mais après tout, ce n’est pas mon problème. Ma mission était de le descendre, pas de jouer au garde-du-corps. Je soupire et le regarde gâter mon animal. Celui-là au moins ne perd pas le large. Je le vois même abaisser ses (mignonnes) petites oreilles pour laisser plus de jeu aux caresses du Decimo. Quel veinard. Moi aussi j’aimerais qu’on me car... Mais ce n’est pas la question. Je me redresse et écoute sans broncher ses confessions sur sa condition. J’aurais pu rester silencieuse mais, lorsqu’il avoue laisser ses amis proches réaliser des missions très périlleuses, je laisse échapper un « Quoi ? » d’indignation. Non pas pour le fait de mettre ses amis en danger, mais plutôt parce que je réalise enfin que Takeshi fait lui aussi parti de ce monde. Intérieurement, je me promets de le retrouver et de lui foutre une sacrée raclée.

« Et puis, je ne suis pas si nul que ça ! Je sais me battre ! Et Graziano est un très bon garde du corps ! »

J’observe à nouveau le Decimo mais ne pipe mot.  Bien sûr, je ne mettais pas en doute les compétences de son gorille : j’ai rarement reçu une baffe aussi efficace. Les compétences du Decimo non plus, d’ailleurs. Seulement... Oui, disons-le : je m’inquiète. Je m’inquiète de devoir des explications à Takeshi devant le cercueil d’un Decimo qui n’aurait pas fait assez attention à ses arrières. Euh.. Attends, là je déconne complètement. Qu’est-ce que j’irai foutre à l’enterrement d’un boss ennemi ? Ca n’a pas aucun sens. Tout comme ma lutte pour le protéger, d'ailleurs. Je mise quand même ma vie avec toutes ces conneries. Silencieuse, je le regarde s’assoir. Lorsqu’il m’assure qu’il ne mourra pas ce soir, je cherche pas à contester. Après tout, c’est un Boss : il doit savoir se défendre. Je laisse le silence planer encore quelques secondes, puis me lève. Ce n’est pas que je m’ennuie, mais si je m’absente trop longtemps sans donner de nouvelles à mes supérieurs, je risque d’avoir des problèmes.  

« Bien. Il n’y a plus qu’à espérer que ton gorille soit vraiment très bon, alors. »

D’un mouvement, je rattrape ma boîte et oblige Kamel à y entrer. Les flatteries, ça va bien un moment, il est temps de passer à autre cho... Sans vraiment le contrôler, une pensée parasite envahit mon esprit. Il faudrait peut-être que je le mette en garde. On ne sait jamais, ça peut toujours servir.

« Au fait, je serai toi, je ne boirai pas d’eau. Les Millefiore ont des poisons aussi efficaces qu’inodores. »

Comme pour oublier qu’une fois encore, j’ai prodigué des conseils au Boss d’une famille ennemie, j’attrape mon révolver et le rattache à ma ceinture. Je ne sais pas encore comment je vais expliquer la raison de mon échec, mais une chose est sûre : je dois pas trop traîner. Encore moins dans la chambre de mon ex-future-victime.

« L’interrogatoire est  terminé? »

Il ne reste plus qu’à espérer que oui. Et qu’il va se débarrasser du déchet qui me servait d’assistant. Et qu’il va oublier qu’il ferait mieux de me tuer. Dans le fond, ça fait beaucoup de souhaits.  

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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Jeu 8 Aoû - 0:26


    « Bien. Il n’y a plus qu’à espérer que ton gorille soit vraiment très bon, alors. »

    Tsuna regarda la jeune femme remettre son lama dans sa boite et reprendre ses armes. Elle le mit une nouvelle fois en garde.

    « Au fait, je serai toi, je ne boirai pas d’eau. Les Millefiore ont des poisons aussi efficaces qu’inodores. »

    Le Parrain s’enfonça dans son fauteuil en croisant les jambes, chipotant d’un air las à son anneau Vongola. Il lança un coup d’œil vers la porte d’entrée et sourit.  

    « L’interrogatoire est terminé? » demanda la jeune femme.

    Il se pencha alors en avant et murmura pour que seul Emma l’entende.

    « Sais-tu pourquoi je n’ai qu’un seul Garde du Corps ? »

    Un frottement et un grognement lui indiqua que son « animal de compagnie » venait de rentrer de sa balade. Il l’avait libéré en entrant dans l’hôtel histoire qu’il fasse le tour des lieux afin de voir s’il n’y avait rien à craindre. Natsu, qui n’avait plus rien d’un lionceau, entra dans la pièce et s'assit à l'entrée, bloquant la seule sortie.

    « Parce que ce serait plus difficile pour moi de devoir protéger plus d’une personne à chaque mission. »

    Il se redressa. Natsu, lui, ne lâchait pas Emma du regard.

    « Byakuran est un couard qui utilise des moyens indirects pour tenter de m’éliminer depuis que je l’ai battu il y a 10 ans. Crois-tu que c’est la première fois qu’il m’envoie des assassins embusqués pour me tuer ? »

    Il soupira d’un air fatigué.

    « J’ai été un peu distrait aujourd’hui malheureusement – la fatigue du voyage sans doute – et je ne vous avais même pas remarqué. Une chance pour vous. »

    Il croisa ses doigts devant son visage et regarda Emma dans les yeux.

    « Ne mélange pas les rôles veux-tu. Ici, c’est toi la prisonnière. Tu vas donc être une brave fille, te rasseoir et m’expliquer tous les horribles pièges qui m’attendent si je reste plus longtemps dans cet hôtel. »

    Le lion se leva, sa queue bougeant de gauche à droite en frôlant le tapis.

    « Je veux aussi savoir tout ce que tu sais sur les Millefiore. Sans omettre une seule info. »

    Natsu avança d'un pas, d'un air menaçant.

    « Ce serait bien embêtant si tu venais à oublier un petit détail n’est-ce pas ? »

    Un grognement. Un sourire. Le Decimo invita la jeune femme à se rasseoir. L’interrogatoire ne faisait que commencer.  


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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Jeu 8 Aoû - 2:17

Mes souhaits ne seront apparemment pas honorés. A peine ai-je posé ma question qu’il me chuchote une énigme : pourquoi n’a-t-il qu’un seul gorille. D’instinct, j’ai envie de lui répondre que dépendre d’un autre, c’est franchement nase. Après quelques secondes de latence intellectuelle, j’ai finalement une autre piste : parce que deux gorilles comme lui serait trop encombrant dans une bagnole. J’allais répondre quand un grognement se fit entendre sur ma droite. Je détourne le regard et aperçois... UN LION ? WTF ? Ca y est, je commence à paniquer. Non pas parce que j’ai peur des lions (sérieusement, qui aurait peur de Simba?) mais parce que... Cette saleté va foutre des poils partout. Et j’aime pas les poils. Ca salope partout, ça se coince dans l’aspirateur, ça tombe dans le verre de scotch, bref, ça fout le bordel. Et j’aime pas le bordel. À part dans ma tête. Mais ça, c’est une autre histoire. Toujours est-il que je regarde le fauve et éprouve un certain malaise (pas à cause des poils cette fois, rassurez-vous) : pourquoi se place-t-il devant la sortie? Saloperie. Bon, peu importe. Je détache mon regard de l’animal et le replace sur le Vongola, attendant la réponse à son énigme.

« Parce que ce serait plus difficile pour moi de devoir protéger plus d’une personne à chaque mission. »

Finalement, j’étais pas si éloignée que ça de la réponse. Par contre, je n’aime pas la façon dont il le dit. Oh bien sûr, je suis d’accord avec lui, je ne remets pas ça en cause. Qu’on se le dise, les coéquipiers sont bien plus souvent une tare qu’une réelle aide. Seulement... C’est moi où il essaie de m’impressionner ? Le lion, plus le discours du « je-suis-trop-fort-j’aime-pas-avoir-des-boulets-sur-le-dos », ça fait un peu « viens-on-baise ». Et mais... Si ça se trouve... C’EST UN PERVERS? ...Voilà, je redéconne complètement.
Ma folie paranoïaque redescend vite lorsque le Parrain me jette en pleine figure son passé avec Byakuran (mah c’est qui ce con?) et qu’il laisse sous-entendre à quel point mes précédents commentaires étaient inutiles. Ca m’apprendra à vouloir aider les gens, tiens. Bien sûr que non je ne pensais pas que c’était la première fois qu’on envoyait quelqu’un le cueillir, mais quoi? Qu’est-ce que j’aurais du dire, hein ? Bonne soirée, amuse-toi bien avec tous ces crétins qui veulent ta mort ? Ou encore, « on se voit en enfer » ? Bordel, ça y est, je m’énerve. Ce n’est pas vraiment contre le Decimo (encore que), c’est surtout envers moi-même. Je m’efforce d’aider les gens et... Ca ne sert à rien. J’te jure, la prochaine fois, je ferme ma gueule.

« J’ai été un peu distrait aujourd’hui malheureusement – la fatigue du voyage sans doute – et je ne vous avais même pas remarqué. Une chance pour vous. »

Une chance pour vous ? Mais? À quoi il joue là? Je le regarde croiser ses mains devant lui, méfiante. Même d’ici je peux discerner son anneau Vongola. Visiblement, il n’a pas l’intention de me laisser partir. Le discours qu’il tient ensuite renforce mon pressentiment : en premier lieu, il me rappelle ma condition de prisonnière puis, il m’ordonne de lui donner tous les ruses Millefiore qui l’attendent. Sans bien sûr omettre de me demander des infos concernant ces derniers. Je soupire de mécontentement. Ainsi l’interrogatoire n’est pas terminé. Et comble de l’ironie, son Chat s’approche un peu plus de moi l’air menaçant. Je suis mal. D’autant plus que je viens ranger ma boîte. La ressortir ne serait pas très rusé : j’ai confiance en Kamel, mais j’ai peur que face à un Lion, il ne puisse pas faire grand-chose. Finalement, il n’y a pas que ses poils qui font flipper. En y regardant de plus près, il ne ressemble en rien à Simba.

« Ce serait bien embêtant si tu venais à oublier un petit détail n’est-ce pas ? »

Je ressers les poings sous l’énervement. Je n’apprécie pas qu’il me parle sur ce ton. Sans réellement réfléchir, je laisse alors échapper une phrase qu’une personne censée n’aurait jamais dite. A croire que je suis finalement un peu suicidaire.

« Ce serait embêtant pour toi, pas pour moi. »

Bien consciente de mon audace, je garde tout de même les yeux rivés sur lui. S’il veut continuer dans cette ambiance, soit.

« Tu sais, je ne vois pas une seule bonne raison pour te dire quoique ce soit. De toute façon, je suis déjà morte. Ce n’est qu’une question de temps. Soit ce sera à la fin de cet interrogatoire, soit ce sera lorsque les Millefiore apprendront que j’ai délibérément saboté ma mission. Je n’ai rien à perdre, Decimo. »

Comme si exprimer ma situation chaotique m’avait libéré d’un terrible poids, je m’écroule sur ma chaise en soupirant. Sérieux, je joue à quoi là? Je ne suis plus une ado qui se fout de l’autorité et qui impose ses conditions. Les nombreux coups de pieds dans la gueule auraient du me l’apprendre. Je jette un coup d’œil vers le fauve, puis réponds finalement :

« Mais quitte à crever, autant emmerder encore un peu les Millefiore. Ils ne l’auront pas volé. Écoute attentivement Decimo, je le redirai pas deux fois : évite les liquides, la nourriture, les tissus et les livres. Si tu évites aussi les fenêtres, tu devrais t’en sortir vivant. »

Je jette un dernier regard vers le fauve puis focalise mon attention sur le Decimo. Malgré son air sévère, je ne peux m’empêcher de revoir le petit gars timide avec son pantalon tâché. Chassant ce souvenir d’un haussement d’épaules, je finis par dire :

« Concernant les Millefiore... Je ne sais rien sur eux. Je te l’ai dit : je m’en balance de leurs projets. »

Bon, peut-être que je mens un peu sur ce coup-là. Ils ont beau me désintéresser autant que le hockey (et ce n’est pas peu dire), il m’est tout de même parfois arrivée de mettre mon nez dans leurs affaires. Comme lorsque j’ai découvert qu’ils recrutaient du côté de la mafia américaine. Ou qu’ils essayaient de corrompre certains États. Mais ça, le Decimo doit déjà le savoir.

« Désolée de te décevoir. »
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 12 Aoû - 18:08

Hors RP :
 

    Tsuna écouta Emma silencieusement et la toisa du regard d’un air sérieux puis quand elle eut terminé de parler, il poussa un soupir pleins de déceptions.

    Il s’installa plus confortablement dans son fauteuil et invita Natsu à se rapprocher. Quand le lion fut à ses pieds, il se coucha en baillant.

    « Je dois t’avouer que je ne pensais pas que tu serais aussi défaitiste. Je croyais que tu avais une chose bien précise à réaliser. »

    Il fit un geste avec sa main comme pour chasser une mouche désagréable.

    « Si tu penses réellement que, quoiqu’il arrive, c’en est fini de toi alors autant t’utiliser de façon utile comme, par exemple, goûter à mes plats et mes boissons pour voir s’il y a du poison parce que, tu vois, moi je n’ai pas envie de mourir. »

    Il était réellement déçu et ennuyé. Les gens ne réagissaient pas spécialement comme ça en voyant Natsu et en entendant ses menaces. (La plupart du temps, il lui racontait tout ce qu’il voulait savoir sans problèmes) Mais là, il devait admettre que la jeune femme n’avait pas froid aux yeux. Ça aurait été intéressant si son excuse n’avait pas été aussi ennuyeuse.  Et l’instinct de survie dans tout ça ou était-il ?
     
    Il aurait plutôt imaginé qu’elle aurait fait tout pour s’échapper afin de pouvoir continué à vivre pour venger sa famille.

    Et pour couronner le tout, il pensait qu’elle ne lui disait pas tout ce qu’elle savait sur Byakuran.
    Ah la la… il n’avait jamais été très doué pour faire le « méchant » Parrain de toute façon.
    Il gratta la tête de Natsu et demanda tout simplement :

    « Tu ne voudrais pas faire partie des Vongola par hasard ? »

    Oui. Ce serait beaucoup plus simple qu’elle fasse partie de son équipe. Cette fille n’avait rien d’une Millefiore, elle était bien trop gentille pour en faire partie et c’était un bon élément comparé à ce que pouvait s’imaginer Byakuran (savait-il seulement qu’elle existait ?). Ca l’éviterait aussi de devoir la tuer et devoir expliquer à son Gardien de la Pluie ce qu’il avait dû faire. Pas que son ami lui en voudrait mais il imaginait déjà son regard triste en apprenant qu’une ancienne camarade était de mèche avec leur ennemi.



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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Jeu 17 Oct - 23:40

Bordel. Si sa bestiole n’était pas là, c’est clair que je pourrais lui mettre faire un doigt, et me barrer sans le me retourner. Sauf qu’avec cette bête à poils à ses côtés, c’est compliqué. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais préféré que ce soit le Decimo qui soit à poil. Mais je m’égare. D’autant queue... Il doit être imberbe. Mais... Je rêve où je fantasme sur son corps, plutôt que de trouver un moyen pour sortir de ce merdier ? Emma, secoue-[strile]la[/strike]-toi.

« Tu ne voudrais pas faire partie des Vongola par hasard ? »

Gnieuk ? J’ai manqué un Bout là, non ? Etonnant. Je tiens pourtant souvent les bons Bouts. Mais je m’égare, encore. Et ce n’est vraiment pas le moment. Quand un Boss de la mafia te propose un blow beau job, tu mets pas trois plombes pour accepter sa proposition. Tu t’inclines et tu la saisis à pleine bouche, l’opportunité. Ou alors tu la refuses et tu te prépares à crever. Et comme je n’ai pas envie de passer à la casserole (enfin si, mais c’est une autre histoire), il est évident qu’il serait préférable que je viole mon accord avec les Millefiore. Sauf que voilà, y’a une louche dans le potage : pourquoi engager une nana aussi inutile que moi ? Souhaiterait-il que je joue l’intermédiaire entre les deux familles ? Ou mieux, que je m’occupe de leur tuyauterie ?  Je soupire, dépitée. Dans cette histoire, que j’accepte ou non, j’ai tout à perdre. Alors autant jouer les cartes avec subtilité.

« Je te l’ai déjà dit, je ne veux pas être associée à une quelconque famille. »

Je me lève et range ma boîte dans mon petit fourre-tout à téton tâtons. Je jette un regard vers le gros chat, puis vers son propriétaire. Dans un mouvement foutrement imprécis, je me gratte le derrière du crâne et continue :

« Decimo, je n’ai rien à gagner à déserter les Millefiore. Ni toi, d’ailleurs. Je fais une pose, lui adresse un sourire en coin, et finis : Mais je peux toujours te rendre quelques services. »

Qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions : je lui propose des services d’ordre professionnel. Encore que... Dans le fond, je peux tout aussi bien lui offrir des services plus... Intimes. Mais ce n’est pas la question. J'attrape mon paquet de cigarette, manque de le faire tomber, le rattrape très maladroitement et m’allume une cigarette en manquant de peu de me cramer les sourcils. Forcément, faut toujours que je foire tous mes effets. Bordel.

« Dans un mois, je suis mutée au Japon dans le service de maintenance des Millefiore. Je tire une latte sur ma clope, essaie de faire un rond avec la fumée, échoue lamentablement, et dit finalement, le regard fixé sur Simba :   Tu n’imagines pas toutes les informations qui y circulent... »

J’esquisse un demi-sourire. Moi qui détestais tant la mafia, voilà que je mets ma vie en jeu pour l'une de ses familles. La vie, quel foutu merdier.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Lun 28 Oct - 18:25

    Tsuna ne lâchait pas du regard sa prisonnière qui venait de se lever tout en laissant sous-entendre qu’elle voulait bien devenir espionne à son compte. Cette journée, c’était donc révélée plus enrichissante qu’il ne l’aurait cru. Il avait gagné un espion et il ne risquait rien. Même si Emma retournait à nouveau sa veste, elle ne savait rien sur lui que Byakuran ne savait déjà… du coup, il n’avait strictement rien à perdre dans cette affaire… excepté…

    Il lança un coup d’œil à Natsu qui comprit le message, se leva et alla de nouveau se positionner près de l’unique sortie. Il n’en avait pas fini avec la jeune fille. Il se pencha en avant, les mains croisées devant son visage et toisa Emma du regard.

    « Tu as dit, tout à l’heure, que je devais faire attention à certains pièges tendus par les Millefiore… »

    Il ne savait pas trop si cette fille avait dit ça pour le bluff ou si c’était réel et, pour dire vrai, son état de fatigue extrême, ne lui permettait pas de compter sur son Hyper Intuition actuellement.

    « …que les personnes que je devais rencontrer étaient sans doute des ennemis potentiels… »

    Ça, il le savait déjà. Des tentatives de meurtres, il en avait presque toutes les semaines. Mais, sur ce coup-là, il avait failli vraiment y passer et si Emma n’avait pas été là, ça en aurait été fini de lui. Tsuna était loin d’être suicidaire et il savait reconnaître ses propres faiblesses, surtout quand il n’était pas en forme, comme aujourd’hui. (Bon. Il est vrai que si des types venaient à lui sauter dessus toutes boîtes déployées, il n’aurait aucun mal à les envoyer aux tapis mais pour ce qui était des pièges plus précis et plus sournois comme, par exemple, le poison ; il ne se sentait pas vraiment capable de les débusquer… et ça l’agaçait au plus haut point !)

    «… et qu’il était préférable pour moi de me réfugier dans un endroit sûr ? »

    Il fit une pause. Il ne pouvait pas faire ça même s’il aurait préféré rentrer chez lui, là, tout de suite. Il devait réellement rencontrer ses gens. Car on attendait du Parrain qu’il ne rentre pas la queue entre les jambes aux moindres petits problèmes. Il devait faire face à ses ennemis (si ennemis ils étaient) et avoir toujours les cartes en main car la moindre petite faiblesse de sa part pouvait lui coûter très cher. Et ce, même si ces types n’étaient pas des partisans des Millefiore. Car toutes familles autres que la sienne pouvaient être des ennemis potentiels. C’était ça, la vie de mafioso. Il reprit, d’un air las :

    « Comme je te l’ai dit, je n’ai pas vraiment envie de mourir aujourd’hui mais, je suis bien obligé – vu mon grade – de rencontrer ses personnes ce soir. »

    Il se leva pour faire face à Emma.

    « Tu vas donc m’aider, ce soir, à survivre jusqu’à demain. »

    Elle semblait en savoir bien plus qu’elle ne voulait l’admettre. Et ce serait une façon, pour elle, de prouver qu’elle était digne de confiance. Il pourrait aussi, de son côté, évaluer le profil de sa « nouvelle espionne ».



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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Ven 8 Nov - 0:03

La clope entre les lèvres, j’aperçois son lapin (... Gné?) remuer du cul pour se poser devant la sortie. Y’a pas à dire, la confiance règne. J’aurais bien envie de sortir moi aussi mon Lama, qui s’appelle Kamel d’ailleurs, hein. Pas Serge, Kamel. Et... Putain, pourquoi je raconte ça, moi ? Y’a quoi dans ma clope? Mouais, c’est bien ce que je pensais. ‘Me suis encore plantée de paquets. La poisse, en pleine mission. Les jambes flottantes et l’haleine ‘herbeuse’, j’éteins maladroite ma clope dans le cendrier et me redresse. Fais semblant que tu maîtrises la conversation et tout ira bien.

Le regard du Decimo m’angoisse. T’sais, y m’fait penser à ce type chelou qui ressemble à rien. Ou plutôt si : à un castor camé à la camomille. Tu vois de qui j’veux parler ? T’sais, le cas qui ressemble à tout et n’importe quoi (surtout à n’importe quoi, si tu veux mon avis) ? Tu vois toujours pas ? Bon en tout cas, j’ai l’impression qu’il va se foutre à poil et me chanter, en guise de parade nuptiale : « Baby, baby, baby ooooooh ». Tu comprends un peu l’angoisse que je suis entrain de vivre. Je suis en plein Bad. Et voilà qu’il me parle de piège, de septième ciel et de... Mourir au lit ? Je rêve où il essaie de m’allumer ? Emma ressaisis-toi, lui saute pas dessus : tu vas tout faire capoter. Calme-toi. Tandis qu’il se lève, je me redresse à mon tour. Mon bras ne me fait plus mal, je me sens juste bien. Un peu à l’ouest, mais bien. Enfin ça, c’est jusqu’à temps qu’il me dise :

« Tu vas donc m’aider, ce soir, à survivre jusqu’à demain. »

Hein ? Kékidit ? J’ai du louper un épisode. Il me parlait de cul et ... OooOOoooOOOooh. Parlerait-il en fait de survivre au... Manque ? Mon petit gars, tu n’as pas frappé à la bonne porte. Mécontente, j’attrape un clope (une vraie, cette fois), la mets entre mes lèvres et réfléchis à sa proposition. Quand je me rends compte que j’essaie d’allumer le filtre, je la change de sens et comprends alors enfin les propos du Decimo. Comme quoi, parfois, juste se faire retourner et tout s’éclaire. Il parle bien sûr de l’aider à survivre aux attaques ennemies. S’il n’y a que ça pour lui faire plaisir, autant répondre favorablement à ses désirs. J’acquiesce alors d’un mouvement de tête, tire une taffe et réponds, dans une nuée grisâtre :

« Comprends bien que je ne peux assurer ta survie si tu restes dans cet hôtel. Et forcément, puisque parler et avoir dans la trachée une tonne de fumée carbonée, ça fait pas bon ménage, je crache mes poumons devant le Decimo. Mais pas comme une pro, non. Non, moi, je me tousse comme une gamine qui crapote pour la première fois de sa vie. Sérieux, c’est tellement gracieux de se bousiller la santé. Heureusement pour toi, j’ai grandi dans cette ville. Je connais tout, des pavés aux petites habitudes des habitants. »

Je sais pas si mes propos font sensation, en tout cas, je trouve que je m’en sors bien, pour une nana (légèrement) défoncée. Je me mordille l’ongle et réfléchis vaguement à un plan d’attaque. Il est vrai que rester dans cet hôtel est trop risqué. Il ya trop d’inconnues dans l’équation : j’ignore si un tireur parviendrait à toucher le Decimo du dehors, ou si les personnes du rendez-vous amènent un cortège avec eux. C’est mal parti, car moi, je n’ai qu’une seule certitude : cet hôtel fait parti du plan pour exterminer le Decimo. Il faut vraiment que j’arrive à le convaincre de se barrer d’ici. Je mordille, l’air absent, l’ongle de l’auriculaire. Si tu veux mon avis, c’est le meilleur.

« J’ai un plan, Decimo. Il me couvrira aux yeux des Millefiore et te sortira de ce guet-apens. Le plan annoncé, je prends une taffe et me demande une dernière fois si ça pourrait marcher. Il est simple et pourtant, j’ai peur qu’il foire. C’est ça le problème avec l’élaboration d’une stratégie : contrairement à la plomberie, même si tu appliques le plan à la lettre, il y a toujours un risque que tout se barre. Tu comprends pourquoi je préfère m’occuper des tuyaux. Mais le temps n’est pas à la philosophie des lavabos. Le plan est simple, il va fonctionner. Juste pour vérifier, je me dirige vers la fenêtre et observe les environs. Oui, ça va le faire. Tu vas recevoir tes invités, comme prévu. Moi, je resterai derrière la porte. Au moindre mouvement suspect, je les descends. Aussi, que ta visite tourne au désastre ou non, quand elle sera terminée, tu changeras tes vêtements pour la tenue que ton gorille va acheter tout à l’heure à la boutique de l’hôtel. Une fois ces vêtements enfilés, on sortira et on se dirigera vers un endroit sûr. Je me gratte le derrière de la tête et me tâte à lui avouer que ladite cachette est la vieille baraque de mes grands-parents. Barf, il le découvrira en temps voulu. Je tire une latte à m’en faire brûler l'extrémité des doigts et finis par expliquer le bout le plus dur du plan : Quant à mon collègue, permets-moi de le descendre. Je justifierai ce meurtre à mes supérieurs en disant qu’il a tenté de nuire à ma mission. Sans cela, ils vont sentir l'arnaque. »

J’écrase ma clope dans le cendrier et attends le verdict du Decimo. Mes idées sont, cette fois-ci, très claires. Je sais que ce plan est très défavorable au Vongola : il doit donner une confiance aveugle à mon jugement et cela, même si j'ai essayé de le tuer il y a trente minutes.

« Alors, qu’en penses-tu ? »
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Sam 14 Déc - 19:42

    Tsuna ne savait plus quoi penser. Il aurait bien aimé croire Emma, mais comme elle semblait complètement défoncer à il ne savait quelle substance illicite, il se disait que ce n’était peut-être pas une bonne idée de l’écouter.
    Mais en même temps, son idée était loin d’être mauvaise.

    Tout d’un coup, il se sentait un peu nauséeux. Il avait toujours eu l’impression que son intuition légendaire était le meilleur des boucliers. Encore meilleur que la cape du Primo qu’il se servait au combat. Mais aujourd’hui, son intuition lui avait fait défaut et il se sentait vraiment désarmé… pire ! Il se sentait réellement en danger.

    Il sursauta quand il sentit sa poche vibrer sous l’effet de la sonnerie de son téléphone portable. Il s’excusa auprès d’Emma et regarda qui lui téléphonait. La photo et le numéro de son épouse s’affichaient sur l’appareil. Elle devait sans doute avoir entendu aux infos qu’une fusillade avait eu lieu ici et elle devait sans doute s’inquiéter.

    Il ne prit pas l’appel, mais envoya tout de même un SMS assez court. « Je vais bien. Ne t’inquiète pas. Je te sonne dès que possible.»

    Ce fut en mettant en veille son portable et en voyant la photo de Runa en fond d’écran qu’il prit sa décision.

    « Ok. Je te suis. »

    Peu importe si les types qu’il allait rencontrer étaient des ennemis ou pas. Peu importe combien de pièges horribles les Millefiore avaient préparé pour le nuire. Il ne devait pas mourir. Pour sa famille, il devait vivre. Et là, il ne pensait pas au Vongola mais bien à Maria et Runa qu’il voulait revoir.

    Il se leva et Natsu se frotta contre ses jambes comme pour le rassurer.

    « On va avant tout s’occuper de ton collègue et expliquer le plan à Graziano. »

    Sur cette décision pas très réjouissante, il fit signe à Emma de passer devant lui afin qu’il garde, tout de même, un œil sur elle au cas où elle tenterait de lui fausser compagnie dans le couloir.



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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Jeu 9 Jan - 0:35

Les téléphones portables l’avaient toujours ennuyée. Criant la nuit comme le jour et mordant la cuisse de son hôte à chaque occasion, Emma considérait ces joujoux comme de la vermine. Parce que pour Emma, seuls les nuisibles nuisaient à la tranquillité. Et c’est ce que faisaient précisément les téléphones portables en sonnant et criant à chaque heure de la journée. Et Emma y tenait, à sa liberté. C’est pourquoi elle avait jeté immédiatement celui que son patron lui avait donné. Parce qu’Emma, elle était comme ça : complètement gauche dans la vie, mais droite dans ses choix. Elle l’avait donc jeté, sans embarras ni regrets. Le lendemain, son patron l’avait enguirlandé, elle s’était marrée, puis barrée. Comme d’habitude, en somme. A une exception près : elle était plus que jamais opposée aux téléphones. C’est pourquoi, lorsqu’elle entendit le téléphone de son interlocuteur sonner, sa première pensée fut : Bordel. La seconde, plus constructive, fut celle de se dire : J’espère qu’il n’est pas sur écoute.

La jeune femme écouta d’une oreille distraite le Decimo. Le téléphone la rendait nerveuse. A plusieurs reprises, elle avait entendu dire que les Millefiore se servaient des téléphones pour localiser leurs cibles. D’après ses souvenirs, y’avait une histoire de puces. Comme quoi, sa théorie sur les téléphones-vermines n’était pas si stupide. Avant qu’elle n’eut put partager ses doutes, le jeune homme approuva son plan. C’était déjà ça. Elle hocha alors de la tête et répondit, les sourcils froncés :

« Decimo, les Millefiore sont les champions pour retracer les signaux des téléphones. Tu es déjà probablement ciblé. Laisse-ton engin ici.  »

Elle eut envie d’ajouter qu’elle n’avait pas l’intention de crever à cause de ces putains en plastique, mais elle se retint. Non par convenance –cela faisait bien longtemps qu’elle l’avait troqué contre un flingue-, mais parce qu’elle se rendit compte qu’elle se trouvait face à la chambre où était enfermé son ancien collègue. Il était temps de sauver sa peau et de le faire taire à jamais.

Emma n’aimait pas la violence inutile. Ou du moins, la violence physique inutile. Pour elle, seuls les mots étaient des armes dignes d’être utilisées. Seulement, dans cette situation, les mots étaient inutiles : quelques phrases bien tournées ne réduiraient pas au silence son adversaire. Tout au plus, elles envenimeraient la situation. C’est pourquoi elle décida de l’abattre de sang froid. Comme ça, comme une vache à l’abattoir. Oui, Emma brûlera certainement en Enfer. Mais que voulez-vous, l’Enfer est certainement plus drôle que le Paradis. Ou du moins, c’est ce qu’elle s’efforce de croire.

Vingt minutes plus tard, le corps du collègue était bien soigneusement rangé dans la baignoire. Son bras droit faisait un angle bizarre au-dessus de sa tête, ce qui lui donnait un air de danseur-étoile sur le déclin qui émouvait Emma. Elle aurait voulu rectifier le tir, histoire que l’homme, à défaut d’avoir été beau dans la vie, le soit dans la mort. Mais elle n'avait pas pu : elle devait  se hâter et se placer derrière la porte principale, afin de se préparer à l’arrivée prochaine des "rendez-vous" du Decimo. Elle avait donc quitté la pièce sans un bruit et avait chargé son fidèle 9mm. Une fois à son poste, elle avait alors jeter un regard vers le Decimo et leva son pouce vers le ciel. La fête pouvait commencer.



HS : Je te laisse la suite des évènements ! A toi de choisir si les rendez-vous se passeront bien ou non 8D
HS² : Désolée aussi de la qualité, j'ai l'impression de ne pas avoir RP depuis des siècles... !
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Comme un air de déjà-vu.   Mar 18 Fév - 23:38

Hors RP :
 

    Tsunayoshi leva un sourcil suite à la remarque d’Emma. Cette fille était encore plus parano qu’il ne le pensait. Il remit son téléphone portable dans sa poche. Il ne comptait pas l’abandonné ou quoique ce soit d’autres. Ils savaient mieux que quiconque que le réseau Vongola était bien protégé. Sinon, ça aurait fait un moment que les Millefiore leur seraient tombé dessus. Et puis, bah, les Vongola aussi avait leurs espions. C’était du donnant-donnant.

    Il laissa Emma s’occuper du sale boulot. Il n’aimait pas vraiment en arriver à une situation pareille mais… avait-il le choix ? Et puis bon … ce mec avait quand même essayé de le tuer.

    Il lança un coup d’œil à Emma en se demandant encore une fois s’il faisait bien de l’écouter. Elle semblait totalement à côté de ses pompes mais elle n’avait vraiment pas l’air méchant. Et puis ben… Tsuna avait une dette envers elle. Il ne fallait pas oublié qu’elle lui avait sauvé la vie !

    Au moins, il aurait payé sa dette pour cette fois et n’aurait plus aucun compte à lui rendre par la suite. C’était déjà ça de moins.

    Il se demandait si tous les malheurs que prévoyait la jeune femme allaient réellement se produire ? Il avait de sérieux doute là-dessus.  Mais il était vrai que l’information de cette rencontre avait dû circuler… la preuve étant la tentative d’assassinat. Mais est-ce que Byakuran serait aussi fou pour les attaquer directement à visage découvert dans un quartier qui, en plus, appartenait à une famille alliées ?

    Quand les autres Boss arrivèrent, Tsuna vit le petit signe « rassurant » que lui fit l’ex-Millefiore cachée à son poste. Mais ce ne fut pas son geste qui le rassura mais l’arrivée de son « grand-frère » Dino. Lui aussi était invité à cette réunion. Le voir lui sourire eut le don de calmer toutes ses angoisses.

    Il salua donc poliment tous ses alliés et, pour certains, amis de confiance et leur offrit un verre avant de commencer les discussions et négociations.

    Tsunayoshi lançait de temps en temps des coups d’œil vers Emma, pas très rassurée. Et si elle écoutait et retenait la conversation ? Et si son but premier était de les espionner au final ? Enfin, c’est pas comme-ci ce qui se racontait-là était vraiment la chose la plus importante (surtout que la conversation déviait beaucoup dans des trucs rien à voir) et la plupart des termes importants étaient « codés ». En gros, personne ne pouvait comprendre réellement de quoi ils parlaient car ils faisaient des commentaires vagues à propos du « Dossier X » ou de l’  « Affaire Y » que seul ceux qui avaient lu le rapport complet ou vécu l’évènement pouvait vraiment comprendre de quoi ça retournait.

    Il avait appris à parler de la sorte pour éviter que des oreilles indiscrètes comprennent la teneur de leur conversation. Surtout quand ils faisaient des rencontres pareils dans des lieux publics comme cet hôtel. Les dossiers et affaires importantes c’était généralement au Manoir Vongola qu’ils les réglaient.

    Le temps passa normalement, sans aucun accident et Tsuna comprit qu’il avait stressé pour rien. Ce long voyage et cette tentative d’assassinat l’avait totalement cassé et il n’avait qu’une seule chose en tête c’était de rentrer chez lui et prendre un bon bain avec son épouse.

    Il reconduit ses « hôtes » à la porte d’entrée et se tourna vers Emma une fois qu’ils furent tous partit.

    « Tu vois ? Ce ne fut pas si horrible que ça. »

    Il prit son manteau que son garde du corps lui avait apporté et sortit à son tour pour reprendre la route. Avant de partir, il dit :

    « Eh bien chère Emma. Ce fut un réel plaisir de vous revoir. A la prochaine j’espère. »

    Et sur ces mots, il quitta l’hôtel, rêvant déjà de sa maison, sa famille et le lit douillet qui l’attendaient avec
    impatience !



Merci à Maria pour le kit ♥
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Vongola Decimo
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